Dominique Jabouley : "Pourquoi nous stoppons notre mouvement des Dupés"
Stéphanie Gallo Triouleyre
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ACTEURS DE L'ECONOMIE - LA TRIBUNE. Votre mouvement a recueilli plus de 5 000 soutiens de chefs d'entreprise à travers la France. Pourquoi ce sabordage décidé aujourd'hui ? Estimez-vous que l'arrivée d'Emmanuel Macron va régler tous les problèmes des patrons de PME et que votre voix n'a plus de raison de se faire entendre ?
DOMINIQUE JABOULEY. Nous n'avions pas vocation à durer éternellement. Nous avions décidé en interne, dès le début, que nous mettrions fin aux Dupés l'année de l'élection présidentielle. L'objectif n'était pas de créer une nouvelle organisation patronale. Il y avait deux options : soit nous nous retirions en 2017 avec un bilan très négatif car rien n'aurait bougé. Soit nous aurions réussi à faire avancer les choses. Aujourd'hui, nous nous sabordons certes, mais avec de réelles satisfactions.
Evidemment, il reste encore beaucoup de choses à faire mais nous estimons que les dernières réformes vont dans le bon sens. Emmanuel Macron a engagé un changement, une dynamique, qui n'avait jamais été impulsés par tous les gouvernements précédents, tous partis confondus. C'est un bon début ! Ni la droite, ni la gauche n'avaient été capables de s'engager dans cette direction.
Quels étaient les motifs qui, en 2013, vous avaient poussé à lancer ce mouvement des Dupés ?
Notre premier combat concernait le Code du Travail avec des règles devenant de plus en plus nombreuses et complexes à mettre en œuvre dans des entreprises de petite et moyenne taille. Cette évolution tuait les entreprises et donc les emplois car elle créait une peur d'embaucher. Cela nous semblait un non-sens ! Le mouvement avait démarré avec une photo de quatre codes du travail datant de différentes époques.
Le résultat était saisissant ! Notre deuxième cri d'alarme concernait le coût du travail, excessivement plus élevé que celui des autres pays européens. Nous avions donc voulu saisir nos organisations patronales de cette question. Mais ni Laurence Parisot au Medef, ni la CPME (CGPME à l'époque) ne nous avaient répondu.
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Stéphanie Gallo Triouleyre