André Mounier : "Je n’aurais jamais dû accepter la fusion des CCI de Saint-Etienne et de Lyon"
Stéphanie Gallo Triouleyre
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ACTEURS DE L'ECONOMIE - LA TRIBUNE. Après 6 ans de présidence de la CGPME Loire et deux mandats à la tête de la Chambre de commerce et d'Industrie de Saint-Etienne, vous avez tiré votre révérence fin 2016. Depuis, on vous entend très peu et on vous voit encore moins dans les réceptions des milieux économiques. Avez-vous tiré un trait définitif sur votre engagement militant ?
ANDRÉ MOUNIER. Certainement pas. Je vais d'ailleurs prochainement intégrer des conseils d'administration, j'étudie les propositions. Mais il est vrai que j'ai pris énormément de recul depuis la fin de mon mandat. Ces derniers mois ont été très rudes pour moi, je n'étais vraiment pas bien. A tel point que j'ai dû me faire accompagner dans cette période.
La hantise de la retraite ?
Non, il était prévu depuis bien longtemps que je ne me représenterais pas. En revanche, j'ai particulièrement mal vécu les conditions de la fusion en 2016 avec les CCI de Lyon et de Roanne.
Pourtant, vous en avez été un fervent militant de ce rapprochement...
La proposition avait un sens, nous avions les mêmes bassins économiques et d'emplois. De plus, nous venions de perdre 30 % de nos ressources fiscales. Nous n'étions pas plus en difficulté que d'autres mais une fusion me semblait la meilleure voie pour notre chambre. Je la voyais comme un rapprochement négocié entre égaux. J'ai déchanté rapidement ! Cette erreur m'a secoué. Vraiment.
Que s'est-il passé ?
Très vite, les décisions ont été prises par les Lyonnais, au détriment de Saint-Etienne. La CGPME et le MEDEF se sont mis d'accord pour désigner Emmanuel Imberton à la tête de cette nouvelle CCI métropolitaine. Je pensais qu'il serait logique que le premier vice-président soit Stéphanois. Pourtant, les deux syndicats patronaux régionaux ont décidé de nommer le Lyonnais Philippe Guérand (actuel président de la Chambre de commerce et d'industrie régionale, Medef). Cela peut laisser penser à un arrangement entre amis. Cela a étonné aussi d'autres présidents de CCI en Rhône-Alpes. J'ai commencé à prendre mes distances aussitôt.
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Stéphanie Gallo Triouleyre
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