Microélectronique : le plan Nano 2022 sur les rails
Marie Lyan
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STMicroelectronics a annoncé que le projet Nano2012 consacré aux nanotechnologies de dernière génération pour l'électronique et financé par le public et le privé entraînerait la création d'environ 650 emplois à Crolles et dans la région de Grenoble....
L'annonce a pu surprendre ses partenaires. Alors que les acteurs de la microélectronique et des collectivités locales se trouvaient en pleines discussions autour du futur plan Nano 2022, la région Auvergne Rhône-Alpes a annoncé l'allocation d'une enveloppe de 35 millions d'euros. Elle affirmait aussi adresser "un appel aux collectivités locales", alors que le dossier serait actuellement soumis pour approbation à Bruxelles.
Certains diront en off que la Région pourrait bien avoir "grillé la priorité" à d'autres acteurs. D'autant plus qu'une annonce du Ministère de l'Economie devrait avoir lieu, selon nos informations, autour du 13 décembre prochain.
Une chose est sure : en annonçant la semaine dernière dans un communiqué unilatéral l'attribution d'une enveloppe de 35 millions d'euros pour le Plan Nano 2022 avant l'ensemble des partenaires, la Région a remis sur le devant de la scène un sujet qui se discute en coulisses depuis plusieurs mois entre les acteurs de la filière microélectronique et l'Etat français.
Avec, au centre des préoccupations, l'avenir de ce secteur et un marché des composants électroniques qui pèse 19 400 emplois directs en France et 4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, dont 90 % réalisés à l'exportation.
Successeur du plan Nano 2017, qui avait lui-même suivi à sa version 2012, le plan Nano 2022 vise à accompagner les acteurs hexagonaux de la microélectronique, pour une bonne part établis en Auvergne-Rhône-Alpes, en vue de soutenir "une filière d'excellence, source d'innovation pour de nombreux secteurs mais aussi un enjeu de souveraineté économique".
Comme l'affirmait la Région, "à l'heure où les États-Unis et l'Asie investissent massivement dans le domaine de l'innovation, la France ne doit pas être en reste".
Vers une première industrialisation
C'est pour cette raison que l'ensemble des acteurs majeurs de la filière de la microélectronique, dont ST Microelectronics, Soitec, Sofradir, le CEA-LETI, se sont réunis aux côtés des représentants de l'Etat français et des collectivités locales, afin de bâtir un nouveau plan quinquennal destiné à épauler l'innovation et la R&D du secteur.
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"Nous travaillons effectivement sur ce plan depuis deux ans, aux côtés de sept partenaires (dont Sofradir/Ulis, le CEA Leti et StMicroelectronics NRDL) car la microélectronique est une filière stratégique et transversale. C'est la base de l'innovation que l'on retrouve ensuite dans d'autres secteurs comme l'aéronautique, l'automobile, les objets connectés, les smartphones, etc", confirme José Beriot, vice-président des opérations spéciales de Soitec.