Budget : la Métropole maintient son cap
Françoise Sigot
Françoise Sigot
Pour son premier exercice contraint par la contractualisation avec l'Etat, la métropole de Lyon garde son cap pour son budget 2019.
Le cap tient en un chiffre : ne pas dépasser 24 millions d'augmentation de dépenses. L'action sera donc portée sur les dépenses de fonctionnement qui resteront stables voire baisseront, à l'exception des dépenses sociales pour lesquelles la Métropole prévoit une enveloppe supplémentaire de 16 millions. Au global, les dépenses devraient atteindre 2.031 milliards en 2019.
Du côté des recettes, la Métropole prévoit une progression de 1% des recettes fiscales sans pour autant bouger ses taux, ainsi qu'une hausse des montants perçus au titre des droits de mutation.
Enfin, pour la deuxième année consécutive, la dotation de l'Etat restera stable à 469,2 millions. Les grands équilibres seront donc maintenus, avec à la clé quelques sujets sensibles en passe d'être réglés, si l'on en croit le président de la Métropole.
Le premier d'entre eux vise bien évidemment le taux des taxes d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) retoqués chaque année par le tribunal administratif depuis 2011. Pour l'instant sans grande conséquence sur la collectivité lyonnaise, puisque l'Etat prenait les dégrèvements à sa charge.
"Cela passera sans doute par une baisse des taux", ajoute le président.
Reste à parvenir à concilier ce manque à gagner avec le maintien de la qualité de la collecte.
L'autre point sur lequel l'urgence est de mise vise les investissements : 3,5 milliards ont été budgétés au titre de la Programmation pluriannuelle des investissements ont été votés à l'échelle du mandat, mais jusque là les engagements des premiers exercices restaient faibles.
Sur le budget 2018, 550 millions d'euros ont été engagés au titre des investissements. Pour 2019, le montant passera à 750 millions.
Françoise Sigot