STMicroelectronics résiste mais attache ses ceintures

Marie Lyan
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Puce ST
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Après plusieurs années difficiles entre 2005 et 2011, STMicroelectronics (qui compte 45 500 personnes dans le monde, dont 10 700 en France) semble bel et bien s'inscrire dans une nouvelle dynamique. Et écarter, du même temps, le spectre du plan de départs volontaires de 400 salariés qui avait été lancé il y a tout juste deux ans, à l'occasion de l'arrêt de sa division numérique.
Alors que le groupe avait déjà enregistré un exercice 2017 très favorable, marquant une hausse de son chiffre d'affaires (8,2 milliards d'euros) et de sa marge d'exploitation de 18% et 10%, il semble avoir réussi à transformer l'essai en 2018 en affichant là encore une croissance de 15,8 % à 9,66 milliards de dollars, ainsi qu'un résultat d'exploitation en hausse de 39,3 %.
Des résultats, qui restent comme l'an dernier, tirés par ses branches imaging, automobile ainsi que les composants discrets de puissance.
Mais le groupe, qui a choisi de se recentrer sur des marchés "d'avenir" comme celui des smartphones, pourrait bien voir son année 2019 plus chahutée. Entre les effets d'un ralentissement macro-économique en cours et la chute des ventes d'iPhone annoncée par son partenaire Apple, ST pourrait bien se retrouver cette année dans une zone de turbulences.
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Début janvier, l'action de la firme américaine à la pomme a en effet chuté de 10%, alors que celle-ci a annoncé depuis novembre qu'elle communiquerait plus le chiffre exact de ses ventes d'iPhone. Avec, en toile de fond, un contexte de ralentissement et de guerre commerciale avec la Chine.
Marie Lyan