Lyon et Barcelone s'organisent avec l'aide de l'Europe, pour lutter contre le terrorisme
Françoise Sigot
Françoise Sigot
Habituées à confronter leurs pratiques en matière de sécurité, notamment pour l'organisation de grands événements sportifs, Lyon et Barcelone passent un cap en plaçant leur coopération au sein d'un projet européen. De quoi donner un nouvel élan aux échanges et, surtout, se partager 2,78 millions d'euros.
Ce budget sera investi dans des actions concrètes choisies au regard des besoins de chacune des villes. Il permettra également de mettre en place des groupes de travail lyono-barcelonais chargés de suivre la réalisation des projets. A la clé un objectif : améliorer la prévention des actes terroristes, sans limiter la liberté.
A Lyon, une partie du travail réalisé dans le cadre de ce projet vise à mieux organiser les manifestations qui se tiennent sur l'espace public, à l'image de vide-greniers ou de manifestations péri-scolaires.
Barcelone va quant à elle sécuriser l'avenue reliant la place d'Espagne aux Fontaines de Monjuic et investir dans un dispositif de video-protection plus performant.
Ces travaux s'étaleront sur trois ans. Et l'idée est bien d'impulser une dynamique pérenne face à la menace terroriste. "Nous nous devons de réfléchir en permanence à cette menace et d'améliorer nos pratiques", est convaincu Jean-Yves Sécheresse.
Pour y parvenir, Lyon et Barcelone vont associer à leurs travaux non seulement des membres des services chargés de la sécurité et de la prévention, mais aussi tenter de faire bouger les lignes. L'idée est de parvenir à imaginer et à aménager la ville de demain en tenant compte de cette menace.
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Une première réunion de travail entre Lyon et Barcelone s'est tenue à Lyon, le 25 janvier, d'autres seront régulièrement organisées dans l'une ou l'autre ville. Dans 3 ans, Barcelone accueillera un grand colloque européen permettant de restituer les travaux de ce projet. Compte-tenu de l'acuité du sujet, les deux villes ne ferment pas la porte à d'autres retours d'expériences pour enrichir leurs pratiques.
Françoise Sigot
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