Auvergne-Rhône-Alpes : les entreprises optimistes pour 2019
Steven Dolbeau
Steven Dolbeau
Industrie, services, construction... Après une année 2018 "satisfaisante", tous les voyants restent au vert pour 2019. C'est en tout cas le constat de la Banque de France qui vient de publier son étude annuelle. Réalisée chaque année auprès de 4 500 chefs d'entreprise de la région Auvergne-Rhône-Alpes, elle permet de dresser un bilan de l'activité annuelle par secteur et de mesurer l'optimisme des dirigeants pour l'année en cours.
Si l'activité ralentit en 2018 par rapport à l'année précédente, elle reste globalement très élevée : + 3,2 % pour l'industrie, + 4,4 % pour les services et + 4 % pour la construction.
La bonne nouvelle de ce baromètre, c'est la progression accélérée des effectifs l'année dernière. Intérim compris, la hausse est de 2,3 % dans l'industrie, 3,5 % dans les services et 2,5% dans la construction. Dans un contexte de baisse du chômage (-1,2% en 2018), une grande partie des dirigeants déclarent même avoir des problèmes pour recruter.
Ces bons résultats confirment donc la bonne santé économique d'Auvergne-Rhône-Alpes qui surperforme presque partout, si on la compare aux autres grandes régions de France.
"Historiquement, la région résiste mieux aux aléas de la conjoncture, même si certains départements comme l'Ardèche au le Cantal ont encore des difficultés", concède Christian Jacques Berret qui analyse cette solidité par "un fort esprit d'entreprise", "une diversité du tissu économique" et des choix stratégiques de filière payants :
Une tendance qui devrait se confirmer en 2019 selon l'étude de la Banque de France qui prévoit une croissance de leurs activités respectives de 4,3 % et 7,3 %.
Globalement, les chefs d'entreprises sont d'ailleurs optimistes pour 2019. L'année devrait rester porteuse en matière d'emplois. Le bon courant d'affaires attendu ainsi que la transformation du CICE en baisse de charges pérennes permettrait aux entreprises d'améliorer leurs marges d'exploitation veut croire la Banque de France.
Après une stagnation en 2018, les investissements industriels devraient quant à eux repartir à la hausse en 2019. La banque prévoit même une augmentation des budgets de plus de 12 % !
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Seul le secteur de la construction devrait voir son activité ralentir, notamment à cause de perspectives défavorables concernant le gros œuvre. En conséquence, les investissements corporels dans ce secteur sont prévus à la baisse.
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