Pourquoi l'isérois ARaymond s'allie avec le pyrénéen Arelec
Marie Lyan

Araymond
DR
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Experte dans les solutions d'assemblage et de fixation depuis sa création en 1865, l'entreprise grenobloise ARaymond œuvre aujourd'hui sur plusieurs marchés que sont l'automobile, la santé, le photovoltaïque, l'industrie, l'appareillage électrique, et l'agriculture.
Une diversification amorcée depuis une dizaine d'années, conduite par la volonté du groupe de développer de nouveaux savoir-faire alors que l'automobile représente encore près de 90% de son chiffre d'affaires (1,2 milliards d'euros), à travers la fourniture de solutions d'assemblage, de fixation et de connectique pour les constructeurs et équipementiers.
C'est en recherchant des partenaires en vue de développer davantage de solutions en matière de clivage, collage et connectique qu'ARaymond a trouvé son futur partenaire, avec l'aide de certains clients.
Selon lui, ce partenariat signé avec Arelec - qui enregistrait en 2018 un chiffre d'affaires de 17 millions d'euros pour 180 salariés en France - s'inscrit dans une volonté d'élargir les compétences de la PME iséroise en matière d'assemblage et de fixation au domaine du magnétisme, en vue de développer des solutions de fixation rapide, démontables pour le marché de l'automobile notamment.
Car l'isérois entrevoit notamment des perspectives de marché dans le développement de l'auto-partage et des véhicules autonomes, qui nécessiteront d'après lui demain une plus grande modularité des habitacles en fonction du besoin des utilisateurs.
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Ce partenariat amènera également la création d'une coentreprise d'ingénierie avec Arelec, dans le nom n'a pas encore été divulgué, où les deux partenaires se partageront 50 % des investissements chacun, soit près de 2,4 millions d'euros au total. D'après lui, cette nouvelle structure comprendra une vingtaine de personnes dédiées et sera basée à Pau, près des locaux d'Arelec.
Les deux partenaires ce serait même déjà accordés sur la répartition des fonctions de gouvernance, avec un président de la nouvelle entité qui serait assurée par un collaborateur d'ARaymond, tandis que la direction serait confiée un membre de la famille Donjon.
"Arelec travaille notamment sur des développements liés à l'automobile mais aussi sur un volet électronique comprenant des capteurs et des actionneurs tandis que de notre côté, nous aimerions développer des applications à des fins d'assemblage".
Et dans le domaine des partenariats, l'isérois n'en est pas à son coup d'essai.
Même idée avec un autre partenaire historique du groupe, le spécialiste de la connectique électronique Radiall, qui a également signé un partenariat en 2012 dans le but de commercialiser de nouveaux produits de connectique pour l'automobile.
Une complémentarité à jouer qui permettrait, d'après le dirigeant isérois, de créer de la valeur pour chacune des deux parties "de manière souvent plus rapide et plus forte qu'en réalisant une acquisition".
Marie Lyan
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