Avec son école des mobilités, Carl Move veut éduquer les usagers à la mobilité douce
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Louis Pelaez, le patron de Lyon Parc Auto, l'a évoquée à l'occasion des 50 ans de son entreprise fin juin dernier. Une école des mobilités ouvrira ses portes à Lyon début 2020.
Ce projet est porté par Carl Move, une startups hébergée depuis un an par le Lab de LPA. L'école des mobilités, dont l'emplacement n'est pas encore dévoilé, aura notamment pour vocation de diffuser les services de Carl et de réaliser des animations citoyennes autour de la thématique de la mobilité douce.
La décision n'est pas encore actée définitivement mais l'école des mobilités pourrait également disposer de pistes d'éducation routière sur les parkings aériens de LPA.
Créée en 2017 par Cyprien Bardonnet, 24 ans, qui a depuis fait entrer Groupama à son capital, Carl Move a pour ambition d'éduquer les usagers de la route à la mobilité douce, en partenariat avec LPA et l'Ademe. Avec 11 salariés (dont des alternants), Carl réalise pour l'instant "un chiffre d'affaires non significatif", mais table sur plus d'un million d'euros sous trois ans. Une levée de fonds est envisagée à moyen terme pour accélérer le développement. Avec son offre, la jeune pousse est historiquement positionnée sur l'éducation au covoiturage.
Une formation assurée par les auto-écoles, sans coût supplémentaire pour les apprenants, où l'on "propose aux jeunes de découvrir le covoiturage à deux reprises pendant leur cursus de formation". Persuadé du bien-fondé de son idée, en termes de développement durable, le jeune entrepreneur a fait un lobbying assidu auprès des élus. Il a même été auditionné à plusieurs reprises par le Sénat et l'Assemblée Nationale dans le cadre de la loi LOM. Un amendement prévoyant l'obligation de cette formation au covoiturage avec le permis B a été retoqué mais est en cours d'examen pour une mise en place test, pendant cinq ans.
Stéphanie Gallo Triouleyre