Groupement Hospitalier Mutualiste de Grenoble : vers une cession des cliniques
Marie Lyan
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Avec six voix favorables, contre une abstention, le conseil d'administration de l'UMG GHM (Union Mutualiste pour la Gestion du Groupement Hospitalier Mutualiste de Grenoble) - dont l'administrateur majoritaire est la Mutuelle Adréa, suivi de la Mutualité Française de l'Isère - vient d'annoncer officiellement qu'il s'apprêtait à lancer "une réflexion" visant à "une cession éventuelle" des activités des cliniques mutualistes de Grenoble. Une annonce qui ne fait que confirmer les craintes de l'écosystème grenoblois.
Plusieurs voix s'étaient en effet élevées cet été pour dénoncer un projet de vente à un acteur privé. Avec, parmi elles, celles de la ville de Grenoble, qui s'était fendue d'un communiqué pour faire part de son inquiétude "quant à cette vente", en demandant même des garanties "afin qu'un repreneur à but non lucratif soit privilégié, ainsi que la poursuite des missions de service public ".
Cette fois, c'est une communication du conseil d'administration de l'UMG GHM, publiée en date du 26 septembre, qui annonce une "réflexion visant à une cession éventuelle de ses activités" faisant "suite à la présentation d'un diagnostic réalisé par le cabinet Ernst & Young durant l'été".
Elle interviendrait dans un contexte financier "très difficile" pour le Groupe Hospitalier Mutualiste de Grenoble (GHM), dont les pertes s'élèveraient à 17 millions d'euros pour un chiffre d'affaires annuel de 130 millions d'euros.
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Toujours d'après le conseil d'administration, "ce déficit structurel est en partie causé par la prise en charge intégrale par le Groupe Hospitalier Mutualiste de Grenoble du coût des dépassements d'honoraires qui ne sont ainsi pas répercutés sur les patients." En 2018, ces dépassements d'honoraires auraient ainsi représenté un coût de près de 3,5 millions d'euros, à la charge de l'établissement.
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