Santé publique vétérinaire : comment Lyon veut s'imposer dans l'écosystème mondial
Stéphanie Borg
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Photo d'illustration
© Nguyen Huy Kham / Reuters
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Le 14 janvier dernier, neuf partenaires fondateurs (Aderly, la région Auvergne-Rhône-Alpes, Bioaster, Boehringer Ingelheim, l'institut Mérieux, Lyonbiopôle, la métropole de Lyon, l'université de Lyon et VetAgro Sup) ont officiellement lancé le Hub VPH, le premier hub mondial en santé publique vétérinaire, une discipline qui traite à la fois des maladies transmissibles de l'animal à l'homme (zoonoses), de l'antibiorésistance, de la sécurité sanitaire des aliments ou de la gestion des épidémies animales (épizooties).
Sur le papier, Lyon possède tous les atouts pour s'imposer en la matière. Elle a vu naître, il y a plus de deux siècles, la première école vétérinaire au monde. Une création qui a donné lieu à la constitution d'un écosystème fort : de l'institut Mérieux, l'un des premiers dédiés à la production de vaccins, à l'installation du centre de recherche sur les virus (laboratoire P4) ou du pôle mondial de surveillance et d'alerte pour les maladies infectieuses de l'OMS. Au final, toute la chaîne de valeur y est représentée. Restait à le faire savoir et à continuer de l'enrichir en attirant de nouveaux acteurs.
Cette initiative collective "public-privé" ne repose sur aucun statut juridique classique, si ce n'est une convention d'engagement signée par l'ensemble des fondateurs.
À chaque projet qui s'inscrit dans les priorités du hub (promotion de la discipline, création d'une chaire industrielle, attractivité du territoire et apprentissage et formation professionnelle) et validé par cette gouvernance collégiale, son propre mode de fonctionnement et de financement.
Par exemple, le hub a lancé les fondamentaux d'une chaire industrielle d'enseignement et de recherche en santé publique vétérinaire. Elle est portée par le laboratoire Boehringer Ingelheim, le CNRS, l'université de Lyon, l'université Claude-Bernard Lyon 1 et VetAgro Sup, un établissement d'enseignement supérieur qui forme à la fois des ingénieurs, des vétérinaires et des inspecteurs de santé publique vétérinaire.
Stéphanie Borg