Enseignement supérieur : Et si la fin de l'IDEX venait de Saint-Etienne ?
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Dans un courrier récent adressé aux acteurs de l'IDEX Lyon, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a été clair : le projet IDEX Lyon devrait être abandonné, purement et simplement, si un et seulement un des quatre établissements devant composer la future Université Cible choisissait de se retirer du projet.
Du fait des dates de renouvellement de leur conseil d'administration respectif, l'Université Jean Monnet et l'ENS devront impérativement valider leur entrée dans cette Université cible avant le 30 septembre prochain. Lyon 1 et Lyon 3 disposent de quelques semaines supplémentaires et devront, elles, voter sur le sujet avant le 31 décembre.
Cette chronologie laisse donc reposer une lourde responsabilité sur les épaules des deux premiers établissements devant se prononcer, alors même que des voix d'opposition s'élèvent ici et là. Et tout particulièrement à Saint-Etienne où le sujet de la disparition de la personnalité morale et juridique de l'Université Jean Monnet au profit d'une fusion au sein de la future Université Cible provoque de vives oppositions. Aussi bien en interne qu'en externe, le sujet étant d'ailleurs devenu un sujet de la campagne pour les élections municipales stéphanoises.
La question est devenue si sensible qu'elle a provoqué la démission, la semaine dernière, de trois vice-présidents centraux et de huit vice-présidents délégués. Un collectif, rassemblant les opposants à ce projet, a été créé dans la foulée : il fédère au 8 juillet 277 membres, dont Baptiste Bonnet (doyen de la Faculté de Droit), Cécile Romeyer (directrice de l'IAE), Fabrice Zeni (Doyen de la Faculté de Médecine), Bruno Pozzetto (Gimap) ainsi que plusieurs directeurs et directrices de laboratoire.
Pour mémoire, l'IDEX est un appel à projets lancé par l'Agence nationale de la recherche et le commissariat général à l'investissement dans le cadre du Programme d'Investissements d'Avenir. Cet appel à projets vise à faire émerger une dizaine de grandes universités de rang mondial. Après avoir été écarté, mais encouragé à poursuivre ses efforts, en 2012, le projet porté par ce qui allait devenir l'Université de Lyon a été retenu en février 2017. Mais de façon probatoire, avec une condition : une fusion , qui n'a longtemps pas voulu dire son nom, des établissements dans une seule entité juridique, la fameuse Université Cible.
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Stéphanie Gallo Triouleyre
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