Le fleuron du ski Rossignol redimensionne ses activités en Auvergne Rhône-Alpes
Marie Lyan
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Photo d'illustration
Emmanuel Foudrot/ADE
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C'est au tour du fleuron isérois des sports d'hiver, Rossignol, de se trouver en mauvaise passe. Le groupe, majoritairement détenu par le fonds d'investissement scandinave Altor depuis 2013, vient d'annoncer à ses représentants du personnel un "projet de redimensionnement de son organisation industrielle", concernant son activité sports d'hiver.
Après s'être séparé, juste avant l'été, de la marque de pédales et de vélos haut de gamme Time -cédée à la jeune pousse WhaTTfornow-, puis des activités de Raidlight Vertical -reprises par l'ex-fondateur de Raidlight, Benoit Laval-, le leader mondial des sports d'hiver envisage désormais de se séparer de 92 de ses 1.310 collaborateurs. Ces suppressions concerneraient en premier lieu son usine de de Sallanches (Haute-Savoie), où 61 postes seraient ainsi supprimés, ainsi que 24 postes sur son siège de Saint-Jean-de-Moirans (Isère) et 7 sur son site de Saint Etienne de Saint Geoirs (Isère).
Ce plan prévoit notamment "le maintien d'une activité industrielle redimensionnée" sur son site de fabrication de skis de Sallanches ainsi qu'une "optimisation de ses coûts de fonctionnement centraux". Le groupe confirme qu'un plan de réduction des dépenses et de frais fixes a été engagé à hauteur de 10 à 15 millions d'euros par année. Et comprendra notamment une réduction des dépenses liées aux voyages et déplacements, échantillons, salons, etc.
Rossignol, qui possède actuellement cinq sites industriels dont trois en France (Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, Sallanches, Nevers), un en Espagne, un en Italie ainsi qu'un siège américain basé à Park City (Utah), devrait également en profiter pour regrouper certaines productions de skis à fort volume, pour ses marques Rossignol et Dynastar.
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Jusqu'ici réalisées en Haute-Savoie, celles-ci devraient être transférées sur son site d'Artés (Espagne) où 240 salariés sont employés, avec l'objectif de "gagner en productivité et d'optimiser ses coûts de production".
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Marie Lyan
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