Mermoz Nouvel Horizon, ce nouveau fonds lancé par des industriels lyonnais
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Objectif : 2 millions d'euros pour soutenir une dizaine de PME de la région AuRA dans les trois ans à venir. Les créateurs du nouveau fonds d'investissement Mermoz Nouvel Horizon, - Pierre Jourdain, David Jomain et Olivier Duranton -, en sont aujourd'hui à la moitié du chemin avec près d'un million d'euros collecté auprès d'industriels lyonnais et de l'UIMM Lyon. Cinq dossiers sont d'ores et déjà à l'étude.
"Les fonds d'investissement ont levé beaucoup d'argent, de façon générale, ces huit dernières années. C'est une bonne nouvelle en soi, sauf que cette tendance a généré une augmentation des tickets moyens d'investissement. Résultat : beaucoup de fonds "trop riches" se déconnectent progressivement de la réalité et ne savent plus investir moins d'un million d'euros", explique Olivier Duranton, cofondateur de Mermoz Nouvel horizon, professionnel du financement des entreprises et créateur en janvier 2018 du cabinet Leviganta (financement et accompagnement à la croissance). "Or, les PME qui réalisent un chiffre d'affaires inférieur à 10 millions d'euros ont rarement besoin de réaliser des levées de fonds d'un montant très important".
De l'autre côté du spectre des investisseurs : les business angels mais avec des tickets individuels généralement peu élevés. "Entre les deux, il y avait un espace à combler", poursuit Olivier Duranton, précisant que la création de Mermoz Nouvel Horizon était en gestation depuis quelques mois. La crise du Covid-19 est venue accélérer le projet, tout en l'orientant précisément vers les entreprises temporairement en difficulté.
L'idée : aider les PME locales à traverser une mauvaise passe. "Il ne s'agit pas d'offrir une perfusion à celles qui ne survivront pas quoi qu'il arrive mais bien de donner un coup de pouce à celles qui veulent faire évoluer leur modèle, se préserver à court terme avant de décoller fortement dès la reprise", précise encore le dirigeant de Leviganta."Or, les entreprises qui auront eu un exercice difficile en raison de la crise risquent de se voir refuser l'accès aux fonds d'investissement traditionnels".
Stéphanie Gallo Triouleyre