"Nous ne ferons pas la transition écologique en cassant tout" (François Astorg, Annecy)
Didier Bert
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Ville d'Annecy
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LA TRIBUNE AUVERGNE RHONE-ALPES - Quel a été votre parcours avant de devenir maire d'Annecy ?
FRANCOIS ASTORG - J'étais entrepreneur dans le secteur du conseil et de la formation, spécialisé dans le conduite du changement, ainsi qu'en traitement des données. Notre cabinet de conseil Cogito avait notamment fait l'analyse des contributions des Français, lors du Grand débat national.
Ma première entrée en politique remonte au début des années 1990, quand j'ai travaillé au cabinet du Secrétaire d'État chargé de la Mer, qui était alors Jean-Yves Le Drian, sous le gouvernement d'Édith Cresson et la présidence de François Mitterrand. J'ai découvert à l'époque des problématiques écologiques comme la question des filets dérivants qui causaient des dégâts dans les océans.
Mais c'est en 2009 que j'ai commencé à m'impliquer en politique au sein d'Europe-Écologie-Les Verts. J'avais été candidat une première fois aux élections municipales d'Annecy en 2014, l'année où l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait désigné Annecy comme la deuxième ville la plus polluée de France aux particules fines.
Comment voyez-vous votre rôle de maire, à la tête d'une coalition de conseillers municipaux sans étiquette - mais soutenue par EELV et le PS, et avec une alliance avec l'ex-députée LREM Frédérique Lardet au Grand Annecy- ?
Je suis le garant et l'arbitre de nos politiques basées sur quatre axes, à savoir prendre un virage écologique, opérer un renouveau démocratique en impliquant et en concertant les citoyens, favoriser la justice sociale, et développer l'économie locale.
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Pour résumer ce rôle, je citerais Montesquieu : « Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux ». Notre liste a ainsi fédéré des gens venus d'horizons différents qui ont co-construit notre programme. Pour ma part, je n'étais pas candidat autoproclamé : j'ai été élu, parmi un ensemble de candidats, à la tête de liste.
Didier Bert