Retardé par le Covid-19, un redécollage de l'aéroport de Saint-Etienne est-il encore possible ?
Stéphanie Gallo Triouleyre
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A l'heure où le trafic aérien tente de reprendre des couleurs en prévision de la saison estivale, l'aéroport stéphanois tourne encore au ralenti. Et ce, depuis 2017, date à laquelle les compagnies low-cost qui desservaient Saint-Etienne Bouthéon se sont vues privées de leurs onéreuses subventions publiques, servies par les collectivités locales. Elles sont donc parties poser leurs valises ailleurs, tandis que l'infrastructure a dû se contenter des vols liés aux matchs de l'ASSE, de quelques vols d'affaires et des rotations des aéroclubs locaux.
Soit un peu moins qu'en 2019 et 2018, en raison du contexte lié au Covid-19, et beaucoup moins évidemment qu'avant l'arrêt des lignes Ryan Air vers Porto et Fès ou celle de Pegasus vers Istambul. En 2016, 170.000 visiteurs avaient transité par Saint-Etienne Bouthéon.
Pour autant, Gaël Perdriau, le maire LR de Saint-Etienne et président de Saint-Etienne Métropole, n'en démord pas.
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Il avait affiché la couleur dès son élection en 2014 puis en avait remis une couche, en 2019, en prenant les manettes du syndicat mixte de l'aéroport de Saint-Etienne Bouthéon : « l'aéroport est une infrastructure prioritaire et indispensable au développement économique ainsi qu'à l'attractivité du territoire. Sans lui, nous pourrions difficilement obtenir la tenue à Saint-Etienne de grands événements sportifs et culturels par exemple. Il faut le maintenir, tout en trouvant des solutions afin qu'il coute le moins cher possible aux Ligériens ».
Stéphanie Gallo Triouleyre