A Lyon, un nouveau projet pour la Cité internationale de la gastronomie, sauce EELV
Stéphanie Gallo Triouleyre
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C'est une deuxième chance, un nouveau départ que veut offrir à la Cité de la Gastronomie, l'équipe de Bruno Bernard à la Métropole de Lyon. Lancée en grande pompe en octobre 2019, à coups de millions d'euros (dont une dizaine provenant de mécènes privés, notamment le Groupe Seb, Mérieux Nutrisciences, Eiffage etc et cinq de la Ville/Métropole de Lyon/Etat) et confiée en gestion au groupe espagnol MagmaCultura, elle avait dû fermer précipitamment ses portes en juin 2020.
La faute au Covid certes, mais pas que ! Bruno Bernard le reconnait d'ailleurs bien volontiers en évoquant sans détour un "fiasco", alors qu'elle aurait dû accueillir 300.000 visiteurs par an et faire briller la gastronomie lyonnaise.
Place donc désormais à la Cité de la Gastronomie Acte II. Ou plus exactement, Acte I, Scène 2. Car Bruno Bernard l'explique en toute sérénité : il ne s'agit pas, en cette rentrée 2021, de fixer le cadre d'un nouveau modèle mais "d'expérimenter" pendant deux ans.
Ces expérimentations seront financées par la Métropole de Lyon, pour un million d'euros de financement par an et par les mécènes, toujours présents, au gré de l'intérêt des programmes mis en place.
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Pendant deux ans, la Cité de la Gastronomie sera donc gérée en direct par la Métropole, afin de "tester, construire et avancer sur un autre chemin". Il faudra attendre un peu pour avoir une vision claire de ce que sera la Cité de demain, ainsi que l'affectation de ses quelque 4.000m². La nouvelle Cité Internationale de la gastronomie de Lyon, toujours dans le Grand Hôtel-Dieu bien entendu, est annoncée pour 2023.
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En attendant cette troisième phase, les deux prochaines années seront consacrées à la concertation et à la construction pour identifier le bon mode de gestion et évaluer les couts.
Stéphanie Gallo Triouleyre