A Roanne, 900 emplois annoncés sur 10 ans par une nouvelle implantation pour la filière du luxe
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Trois sites de production de produits de maroquinerie de luxe, soit 900 emplois à horizon de 10 ans dont 300 dès 2025. C'est indéniablement un joli coup en premier lieu pour Roannais Agglomération, qui avait déroulé le tapis rouge pour remporter le morceau dans la compétition l'opposant à un autre territoire de la région : une offre attractive à 45 euros/m² et une subvention de 1.000 euros par emploi, qui sera distribuée au rythme des créations de postes.
Soit potentiellement 600.000 euros sur 10 ans, sur le budget de la communauté d'agglomération, afin d'assurer cette belle prise (l'un des trois sites sera installé sur une communauté de communes voisine, afin d'élargir le bassin de recrutement, il ne sera pas concerné par cette aide à l'emploi de Roannais Agglo).
Cette bonne nouvelle est le fruit d'une négociation de plusieurs mois avec « La Manufacture Roannaise de maroquinerie », jeune entreprise créée cet été pour porter cet été. Mais qui est-elle ? Quel est son parcours, qui sont ses clients, ses actionnaires ?
Lors de la conférence de presse dédiée à cette implantation, le président de Roannais Agglomération, Yves Nicolin, n'a délivré que très peu d'informations. Contrat de confidentialité oblige. Car dans le secteur du luxe, tout est secret : les chiffres, les noms des clients, ceux des actionnaires.
Bref, à Roanne comme dans d'autres territoires dans la même position, on annonce les recrutements par centaines dans ce secteur en fort développement, les investissements par dizaines de millions d'euros mais la transparence n'est que rarement au rendez-vous. Mieux, on suggère aux journalistes de ne pas trop chercher de détails, pour ne pas froisser ces fameuses grandes maisons du luxe qui pourraient au moindre bruissement désagréable plier bagage.
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