Saint-Etienne part à la chasse aux locaux commerciaux vacants
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Ville de Saint-Etienne
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Ville de Saint-Etienne
Un emplacement commercial avec un rideau définitivement baissé, ce n'est jamais bon pour l'attractivité et l'image d'un centre-ville. De nombreuses villes doivent néanmoins se frotter à cette problématique. En France, entre 2012 et 2019, selon le palmarès des centres-villes commerçants de Procos (Fédération pour la promotion du commerce spécialisé), le taux moyen de locaux commerciaux vides en centre-ville est passé de 7,2% à 11,9%. Selon l'Institut pour la Ville et le commerce, il serait passé à 12,1% en 2021 et aurait reflué à 11,2% en 2022.
A Saint-Etienne, en centre-ville, ce taux était de 13,4% en 2022 selon les chiffres fournis par la ville. Il était de 16,9% en 2021. Au terme d'un travail de fourmi de plus d'un an réalisé par les services municipaux et la CCI, quelque 600 rez-de-chaussée commerciaux vacants ont été répertoriés sur la ville dont 300 sur son centre-ville (c'est-à-dire à l'intérieur du boulevard urbain) et 87 sur le périmètre de son hyper centre-ville.
« C'est mieux qu'avant puisque ce chiffre était de 112 en 2021 mais ce n'est pas encore suffisant », pointe Pascale Lacour, adjointe au maire de Saint-Etienne et élue au conseil d'administration de l'association nationale Centre-Ville en mouvement.
Pour y remédier, la Ville se lance dans un plan de reconquête ciblant les rez-de-chaussée vacants donnant directement sur la rue. Un plan maniant savamment le bâton et la carotte.
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La carotte correspond à une aide financière : 30% du montant des travaux de réhabilitation nécessaires pour séduire un nouveau locataire, dans la limite de 45.000 euros, si le local est en friche depuis plus de deux ans et si un porteur de projet (pas forcément commerçant d'ailleurs) est bien identifié. Ces espaces commerciaux en friche pourront être réaffectés à d'autres activités comme la création d'un local à vélo, un espace associatif, etc.
Stéphanie Gallo Triouleyre