Plus de confort, plus de services et de personnalisation. Pour attirer une clientèle nouvelle et répondre à des attentes toujours plus fortes, les centres thermaux auvergnats se lancent dans d'importants travaux de rénovation et de modernisation. Des investissements colossaux à plusieurs dizaines de millions d'euros.Les montants ont de quoi donner le tournis... 37 millions d'euros pour les thermes de Royat-Chamalières, 55 millions pour ceux de Vichy ou encore 13 millions pour La Bourboule... Les stations thermales auvergnates s'engagent dans d'importants travaux pour remettre à niveau leurs équipements et impulser une nouvelle dynamique dans l'offre. Car le secteur l'a bien compris, pour rester dans la course, il faut investir et être à l'écoute des tendances. Le thermalisme est aujourd'hui en pleine mutation avec l'arrivée de curistes plus jeunes attirés, depuis le covid, par « le bien vieillir en bonne santé ». Ces derniers recherchent certes les bienfaits des eaux thermales, mais ils attendent aussi des espaces de loisirs, de bien-être et plus de confort. Face à des infrastructures vieillissantes, il fallait donc entamer de vastes chantiers.
Rénovation de fond en comble à Royat-Chamalières
A Royat-Chamalières, dans le Puy-de-Dôme, les travaux débuteront au premier semestre de l'année prochaine. Valvital, deuxième opérateur du secteur et délégataire des thermes, est en train de boucler le financement aux côtés des collectivités et de la Caisse des dépôts. Le projet devrait être subventionné à hauteur de 7 millions d'euros.
« Nous allons refaire entièrement toutes les installations », détaille Bernard Riac, président-directeur général de Valvital.
« Le bâtiment est aujourd'hui vétuste, il a beaucoup souffert. Il faut tout uniformiser sur le plan esthétique et proposer plus de standing. » Le groupe privilégie donc une rénovation de fond en comble, plutôt que de petites améliorations comme cela a été fait ces dernières années. « On est sorti de ce système. On aura un établissement quasi-neuf, ce qui nous permettra de repartir pour 30-50 ans », projette ce professionnel, qui prévoit aussi la construction d'une résidence de 30 appartements. Un coup de neuf qui s'étalera sur trois ans pour permettre aux thermes de rester ouverts.