Développer un aéroport en 2024, dans un contexte de « plane bashing » et de réchauffement climatique (avec une contribution de l'aviation estimée à 5%), est-ce vraiment raisonnable ? « Oui ! », dit et redit Saint-Etienne Métropole depuis 2019, date à laquelle la collectivité avait pris les manettes du syndicat mixte de l'aéroport de Saint-Etienne, situé sur la commune d'Andrézieux-Bouthéon, à 15 kilomètres de la préfecture ligérienne.
Cinq ans et plusieurs études prospectives plus tard, force est de constater que l'aéroport n'a pas encore redécollé. En 2023, 4.419 passagers sont passés sur le tarmac stéphanois (sur 23.000 mouvements, c'est-à-dire 11.500 atterrissages/décollages). Et même si une hausse de 30% est attendue pour 2024, grâce à la reprise de quelques vols commerciaux affrétés notamment par des agences de voyage locale et grâce à l'accueil des JO.
Il faut dire que le Covid et le contexte économique n'ont pas aidé. De plus, la nouvelle équipe en charge de la gestion et de l'exploitation n'est réellement en place que depuis 2021. Elle est menée par la directrice, Stéphanie Manuguerra (détachée par Saint-Etienne Métropole) et par François Driol, le maire d'Andrézieux-Bouthéon, vice-président de SEM et président du conseil d'exploitation. Jusqu'à 2021, la gestion de la structure était déléguée à la CCI.