Elle permettrait de rejoindre le centre de Paris depuis Clermont-Ferrand en 1h30. La ligne aérienne entre la capitale auvergnate et Orly refait parler d'elle. Certes, il existe déjà une liaison entre Clermont-Ferrand et Roissy, l'aéroport situé au nord de Paris, mais elle ne permet pas, ou difficilement, de faire un aller-retour dans la journée.
Alors l'association Objectif Capitales, qui mobilise les décideurs publics et privés autour de la question de l'enclavement du territoire et des transports, travaille sur ce projet de desserte depuis un an pour permettre au territoire d'être mieux connecté. Elle vient d'interroger dans un sondage 250 chefs d'entreprise, des dirigeants de TPE, PME et ETI, afin de mesurer leur intérêt pour une telle ligne et s'assurer de l'existence d'un marché potentiel. Elle avait déjà réalisé cet exercice, avant l'été, auprès des cinq plus grandes entreprises du Puy-de-Dôme : Michelin (9.000 salariés à Clermont-Ferrand), le semencier Limagrain (1.600 salariés en Auvergne), la laboratoire pharmaceutique Théa (1.800 salariés), le fabricant de câbles Omerin (1.700 salariés) et le groupe d'ingénierie et de Conseil Ingérop.
« Nous aurons dans les deux mois qui viennent des réunions décisives avec les collectivités, la compagnie Chalair qui est intéressée et le monde économique, universitaire, scientifique pour décider s'il est pertinent de relancer cette ligne. Une décision doit être prise d'ici la fin de l'année. Nous n'avons pas le droit à un deuxième échec. Car si cela ne fonctionne pas, ce sera fini. Il faut donc prendre toutes les précautions », explique Patrick Wolff, président d'Objectif Capitales.