La Loire entend décrocher sa part du gâteau nucléaire français
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Les six futurs EPR représentent un budget de presque 100 milliards d'euros.
Crespeau / Orano
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Les six futurs EPR représentent un budget de presque 100 milliards d'euros.
Crespeau / Orano
Hasard du calendrier. Alors qu'Éric Lombard et Marc Ferracci signaient le matin même le contrat stratégique de la filière nucléaire de 2025 à 2028, actant notamment la construction de six nouveaux EPR, le collectif ligérien Fusion42 annonçait dans la même journée son lancement officiel.
Le collectif Fusion42, qui deviendra association d'ici à la fin de l'année, est porté par l'UIMM Loire, la CCI Lyon Métropole-Saint-Etienne-Roanne et Mecaloire, soutenus par la Préfecture. Une centaine d'entreprises ligériennes, principalement des PME du secteur de la mécanique, ont fait valoir leur intérêt pour le projet et devraient adhérer dans les prochains mois.
L'ambition : aller chercher leur part du nouveau gâteau de la relance nucléaire française initiée par Emmanuel Macron lors du discours de Belfort en février 2022.
Très industrielle avec 24,9% de ses effectifs salariés travaillant dans le secteur de l'industrie en 2023, contre 15,9% au niveau national (source : « Évolutions économiques dans la Loire 2023 »), - avec une omniprésence historique de la métallurgie/mécanique (1er secteur industriel du département avec 17.160 salariés en 2023) -, la Loire pourrait en effet disposer des capacités et du savoir-faire nécessaires.
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Déjà, plusieurs entreprises sont bien positionnées. Par exemple, SBS, PME de Boën-sur Lignon qui a réalisé 14,5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2023, fabricante de pièces forgées et pour laquelle le nucléaire représente déjà 30% de l'activité. Ou encore Loire Industrie, dont plus de la moitié du chiffre d'affaires (23 millions d'euros) est signée dans le nucléaire. Ces deux PME ont d'ailleurs intégré l'année dernière le nouvel accélérateur nucléaire de BPI. Citons aussi Novaressort, qui, avec 7,2 millions d'euros de chiffre d'affaires, voit la part du nucléaire dans son activité grandir : elle fournit de plus en plus de ressorts pour les crayons à uranium. Ou encore Clextral avec ses pompes destinées à l'industrie nucléaire. CEPM (8,5 millions d'euros de chiffre d'affaires), spécialisée dans les systèmes mécaniques, produit, elle, en direct pour Framatome.
Stéphanie Gallo Triouleyre
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