Start-up du nucléaire : nouvelle vague de levées de fonds en Auvergne-Rhône-Alpes
Emma Rodot
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Renaissance Fusion, fondée en 2020, développe un projet de réacteur à fusion nucléaire par confinement magnétique. La start-up, basée en Isère, compte aujourd'hui 63 salariés.
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Depuis début 2025, plusieurs start-up du nucléaire ont bouclé un second tour de table. Pourtant, leur calendrier de développement reste incertain.
[Article publié le 20/03 à 12h, mis à jour le 21 mars à 17h10]
20 millions pour Thorizon, 32 millions d'euros pour Renaissance Fusion, qui exercent en Auvergne-Rhône-Alpes... Mais aussi 25 millions d'euros pour Hexana dans les Bouches-du-Rhône. Plusieurs start-up travaillant sur les petits réacteurs modulaires ont confirmé ces dernières semaines avoir franchi un palier de financement en ce début d'année 2025, à travers un deuxième tour de table.
Ces jeunes entreprises, pour la plupart créées il y a environ cinq ans, certaines dans des laboratoires de recherche (Hexana et Stellaria - qui cherche à lever 15 millions d'euros - viennent du CEA), sont aujourd'hui lancées dans de vastes programmes de R&D aux niveaux de maturité très variables : d'un côté, la start-up Calogena - dont le projet est l'un des plus avancés - vient de se voir attribuer une partie du site du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) à Cadarache (Bouches-du-Rhône) pour développer le premier modèle de son petit réacteur nucléaire, avec un possible refinancement dans le cadre de l'appel à projet « réacteurs innovants » de France 2030.
De l'autre, la plupart des start-up travaillent à des horizons plus lointains. Cela va de technologies déjà en partie validées à des réacteurs dits « à neutrons rapides », de quatrième génération, visant à réutiliser les combustibles nucléaires usés aujourd'hui entreposés... Mais aussi, à plus long terme encore, au développement de la fusion nucléaire, encore jamais éprouvée.
Le temps de l'investissement, « décorrélé du chiffre d'affaires »
Plus qu'une nouvelle impulsion, cette deuxième vague de financement, de quelques dizaines de millions d'euros, serait plutôt une « confirmation de la dynamique en cours » remarque Alexis Houssou, fondateur et managing partner du fonds d'investissement HCVC, actionnaire des start-up Transmutex et Renaissance Fusion.
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