Aéroports de Lyon : privatisation pour fin 2016
Jean-Baptiste Labeur et Maxime Hanssen
Jean-Baptiste Labeur et Maxime Hanssen
Ce lundi, le ministre de l'Économie Emmanuel Macron, a rencontré les différents actionnaires d'Aéroports de Lyon, dont l'État possède 60 % du capital, mais qui souhaite céder en totalité sa participation.
Le calendrier de l'opération a été dévoilé au terme des échanges entre M.Macron, et les actionnaires, CCI de Lyon (25 % du capital), Région Rhône-Alpes (5%), Métropole de Lyon (5%) et Conseil départemental du Rhône (5%).
Sous réserve d'une promulgation de la loi Macron d'ici la rentrée, le début des travaux relatifs à l'élaboration du cahier des charges est prévu pour l'automne 2015, avant le lancement de la consultation et du dépôt de dossier des investisseurs fin 2015 début 2016. L'examen des candidatures est fixé au 1er semestre 2016, pour une prise de décision prévue avant le terme de l'année 2016. La privatisation de l'aéroport de Nice sera menée en même temps, selon le président de Rhône-Alpes.
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Lors des échanges, les collectivités locales actionnaires ont souhaité l'introduction de plusieurs points clefs dans la rédaction du cahier des charges, à laquelle les collectivités entendent être associées :
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Cette requête s'inscrit dans un combat initié depuis plusieurs mois par certains élus et responsables économiques du territoire. Ces derniers réclament une libéralisation des droits de trafic sur l'aéroport Saint-Exupéry.
La question de dessertes supplémentaires pour Emirates, qui souhaite une fréquence quotidienne de sa ligne Lyon-Dubai, a été évoquée ce lundi lors de la réunion. Le président de la CCI de Lyon, Emmanuel Imberton, a remis au ministre de l'Economie, la pétition signée par 4 000 chefs d'entreprises de la Métropole et de la Région, en faveur de l'ouverture du ciel lyonnais.
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Le président de la Métropole et le président de la CCI ont également fortement sensibilisé M. Macron sur la spécificité du positionnement de Lyon-Saint Exupéry par rapport aux autres grands aéroports régionaux. "L'aéroport de la métropole lyonnaise faisant face sur sa propre zone de chalandise à la concurrence frontale de l'aéroport de Genève", indique la CCI de Lyon dans un communiqué.
D'autres points devront être intégrés aux cahiers des charges, comme les contraintes environnementales. Enfin, la Région ne souhaite pas monter au capital a précisé Jean-Jack Queyranne.
Actualisé à 19h08
Jean-Baptiste Labeur et Maxime Hanssen