Entretiens Jacques Cartier : l'innovation pour tourner la page
Maxime Hanssen
Maxime Hanssen
"Mon élection a renouvelé ma légitimité. Elle me permet tourner davantage le centre et les Entretiens Jacques Cartier vers l'économie et l'innovation". En deux phrases, Frédéric Bove, nommé délégué général en novembre 2014, résume le nouveau paradigme que souhaite épouser la structure de coopération franco-québécoise : le prisme économique et la coopération transdisciplinaire.
Le programme des 28e Entretiens, qui se dérouleront du 30 novembre au 3 décembre, présenté ce mardi à Lyon, donne une idée de la nouvelle dynamique de l'organisation. Il s'agit ainsi de définitivement tourner la page Alain Bideau. Le fondateur de l'organisation avait été évincé lors du dernier Conseil d'administration.
Initialement plateforme d'échanges et de recherche inter-universitaire entre la région Rhône-Alpes et le Québec, le centre Jacques Cartier veut s'inscrire davantage dans le monde actuel.
Ainsi une trentaine d'entreprises devraient être présentes. Il s'agit surtout de répondre aux attentes des territoires. "Nous voulons créer une communauté d'innovation. C'est essentiel pour l'avenir du Centre, mais aussi afin de répondre aux problématiques des métropoles concernées", souligne M. Bove.
Et parmi ces priorités, de nombreuses convergences autour du numérique existent entre Lyon et Montréal. Elles se reflètent dans le programme de cette 28e édition où 15 conférences et 7 événements spéciaux seront organisés autour de différents thèmes : startups, robotique service et santé", "objets connectés", smart cities, transports, lumières urbaines.
Des domaines où la métropole de Lyon est performante, ce qui lui permettra d'assurer un partage de connaissance avec son homologue montréalaise. Mais aussi de s'en inspirer. "Nous sommes là pour générer des projets communs, au croisement des différentes visions", explique Karine Daugnin-Sauze, vice-présidente de la métropole de Lyon en charge de l'innovation.
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Pour mettre en application cette ambition, des startups lyonnaises se rendront au printemps 2016 en territoire canadien. Pour la délégation Lyon French Tech, Montréal constitue une nouvelle porte d'entrée sur le marché nord-américain, après une première approche à Boston, aux Etats-Unis, à travers le programme Big Booster.
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C'est en ce sens qu'elle pousse actuellement la French Tech à reconnaître la ville québécoise comme une nouvelle ville fanion du programme numérique français, après notamment New York. La 28e édition des Entretiens Jacques Cartier est un bon argument pour soutenir cette candidature. Et résume, en quelques sortes, la nouvelle orientation de ces rencontres.
Maxime Hanssen