Neuf milliards d’euros transférés de la métropole de Lyon vers les territoires
Laurène Perrussel-Morin
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"Il s'agissait de trancher une question latente. Est-ce que les métropoles vampirisent les communes autour d'elles ou est-ce qu'elles les enrichissent ?" C'est pour répondre à cette interrogation que Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon et président de la métropole de Lyon, a demandé à ses services de commander une étude concernant les flux de revenus sur le territoire métropolitain.
Celle-ci a été réalisée par l'économiste Laurent Davezies, professeur au CNAM, responsable de l'équipe pédagogique Territoires. Deux ans après que la loi MAPTAM du 27 janvier 2014 a créé 14 métropoles dans le pays, le rapport apparaît comme une sorte de premier bilan.
La réponse, apportée par Laurent Davezies, est sans appel : au moins 9,5 milliards d'euros de transfert de revenus monétaires et en nature entre la Métropole et les autres territoires ont été observés, soit 35 % du revenu disponible brut (RDB) des habitants de l'aire métropolitaine, et 16 % du PIB du territoire.
Lire aussi : Naissance de la Métropole de Lyon
Selon une première approche de l'expert indépendant, qui a comparé le produit intérieur brut (PIB) national et le RDB dans la métropole de Lyon, cette dernière contribue à 3,1 % du PIB national, mais ne bénéficie que de 2,2 % du RDB du pays.
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Plus dans le détail, parmi les facteurs qui peuvent expliquer le montant de ces flux monétaires, les transferts de revenus territoriaux monétarisés sont un poste majoritaire. Ils sont de l'ordre de 8,7 milliards d'euros, particulièrement alimentés par une forte contribution de la métropole à la protection sociale nationale.
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Laurène Perrussel-Morin