Claude Barbin (président CCI 63) : "Lyon doit absolument regarder vers l'Auvergne"
Sonia Reyne
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Claude Barbin
Sonia Reyne/ADE
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ACTEURS DE L'ECONOMIE - LA TRIBUNE. Lors de cette année de mandat, vous avez beaucoup œuvré pour une union entre les organisations syndicales patronales, qu'en est-il aujourd'hui dans le département ?
CLAUDE BARBIN. Le candidat Philippe Fouet (entreprise Lacour, à Peschadoires) s'était présenté aux élections pour le Medef et moi même pour la CPME. J'ai envie de dire qu'assez classiquement, une fois les élections passées, nous avons repris nos bonnes habitudes : travailler mains dans la main. Je dois d'ailleurs reconnaître qu'au niveau de la CCI Auvergne-Rhône-Alpes, Philippe Guerand insuffle le même esprit. Que nous ayons été deux candidats pour cette élection témoigne de l'intérêt du challenge à relever. Aujourd'hui, Philippe Fouet est présent au bureau, président la délégation d'Ambert-Thiers. Serge Courriol préside la délégation d'Issoire. Je me suis fixé comme feuille de route de rencontrer tous les mois les présidents de la CGPME et du Medef afin d'évoquer avec eux les dossier actuels, comme celui de la ligne Paris-Clermont-Ferrand-Paris qui nous préoccupe particulièrement. J'ai la chance de présider la commission des conflits d'intérêt à CCI France, c'est une position idéale qui me permet d'observer et de faire redescendre des informations du national chez nous.
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire annonce ne pas être favorable à la fusion des chambres de commerce et d'industrie (CCI) avec les chambres de métiers et de l'artisanat. Quel est le sentiment des chefs d'entreprises du département à ce sujet ?
Factuellement 40 % des ressortissants des CCI sont les mêmes que ceux des Chambres des métiers. Nous mettons déjà en place des actions de mutualisation. CCI et Chambre des métiers sommes présents ensemble lors de manifestations de communication, à l'Institut des métiers... Cette culture du travailler ensemble anime nos équipes. Cependant, nos fonctionnements d'organe politique sont différents. Pour les CCI, l'entreprise reste le fil conducteur, facile à suivre. Dans les Chambres des métiers, plus corporatistes, l'organisation politique est forte et je crois qu'elle doit continuer à exister. Cela ne freine en rien la dynamique entrepreneuriale et de formation que nous mutualisons ensemble sur le territoire.
Sonia Reyne
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