UTMB, une entreprise gagnante
Romain Charbonnier
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UTMB® - Franck Oddoux
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UTMB® - Franck Oddoux
En 16 éditions, l'Ultra-trail du Mont-Blanc s'est imposé comme la course de référence chez les adeptes de la discipline de l'ultra trail. Vendredi 31 août, ce seront 2 300 coureurs qui prendront le départ depuis Chamonix pour s'affronter sur un parcours de 171 km, dans un décor montagneux majestueux traversant trois pays (France, Suisse, Italie). Une course dont la première édition remonte à 2003 et durant laquelle 711 trailers étaient en lice. Quinze ans plus tard, les inscriptions ont triplé pour l'épreuve reine et avec elles, le nombre de courses durant l'événement.
L'UTMB n'est plus un unique parcours, mais un rendez-vous sportif à part entière avec désormais sept épreuves réunissant, sur une semaine, quelque 10 000 coureurs venus de 100 pays. Le début des festivités a démarré lundi 27 août et s'achèvera dimanche 2 septembre. Plus de 20 000 personnes sont attendues pour supporter les coureurs et 50 000 personnes devraient se rendre au salon dédié à la discipline, organisé en parallèle.
Un engouement qui est le résultat de l'envolée que connaît ce sport ces dernières années, porté par la starification d'une poignée de coureurs tels Kilian Jornet. Et une aubaine pour les organisateurs Catherine et Michel Poletti qui, en logique d'entrepreneurs, sont parvenus à développer la marque et à faire de leur société Autour du Mont-Blanc, une petite entreprise qui ne connaît pas la crise, mais dont le modèle reste confidentiel.
Obtenir des chiffres précis revient à se confronter à un mur. Catherine Poletti ne dévoile rien. Sur le site Societe.com, le chiffre d'affaires de 2014 s'établissait à 2,014 millions d'euros, rien n'a été publié depuis. Un niveau sans doute revu à la hausse face à la montée en puissance de l'UTMB.
Une manne financière provenant des frais d'inscriptions aux différentes courses, qui selon nos calculs, reviendrait à un peu moins de 1,5 million d'euros - sachant que l'épreuve originelle demande 250 euros de frais d'inscriptions (contre 235 en 2017) et est limitée à 2 300 coureurs, soit de manière très pragmatique et sans compter les quelques coureurs élite exempts de frais, cela revient à 575 000 euros.
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Romain Charbonnier
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