Saint-Etienne Métropole bâtit une nouvelle stratégie d’accueil des entreprises
Stéphanie Gallo Triouleyre

Stelytec
Ville de Saint-Chamond
Stéphanie Gallo Triouleyre

Stelytec
Ville de Saint-Chamond
Saint-Etienne Métropole (SEM) se lance dans une politique offensive en matière d'immobilier d'entreprise. D'ici 15 ans, elle entend produire une offre de 165 hectares supplémentaires de foncier pour des locaux d'activités et des entrepôts. La Métropole compte aussi proposer 340 000 m² supplémentaires de bureaux.
Et de tacler ses prédécesseurs : "Jusqu'ici, il n'y avait pas de stratégie foncière pour répondre à la demande des entreprises. On attendait qu'une entreprise signe pour construire. Vu les délais, les entreprises ne nous attendent pas... Moi, je crois que lorsqu'on porte une ambition forte pour son territoire, une stratégie est indispensable".
Les services de Saint-Etienne Métropole recensent environ 400 demandes d'implantation par an (endogènes et exogènes). Selon l'observatoire Cecim, 25 000m² de bureaux et 120 000m² de locaux d'activités sont placés chaque année. Or, l'offre foncière et immobilière du territoire est aujourd'hui jugée insuffisante et inadaptée. Plus de 200 000m² de locaux d'activité ne seraient ainsi pas commercialisables en l'état car vieillissants. "D'autant qu'elle est mal répartie géographiquement : 80% des disponibilités se trouvent sur la Plaine", confie Gaël Perdriau.
Pour atteindre ses objectifs, Saint-Etienne Métropole va activer trois leviers : la création de nouvelles zones d'activités, l'identification de gisements fonciers potentiels et la requalification des espaces économiques vieillissants.
Sept nouvelles zones d'activités sont déjà engagées (Genilac, Cellieu, La Talaudière, Saint-Etienne, Saint-Bonnet-les-Oules, Chamboeuf et Saint-Galmier). Une huitième, d'envergure, va être mise sur les rails dès janvier. Il s'agit de l'acte II de la zone de Stelytec à Saint-Chamond, dont l'extension est sollicitée depuis de nombreuses années par les acteurs économiques locaux mais sans avoir jamais été concrétisée jusqu'ici. L'étude sera lancée en début d'année, pour une extension de 30 à 40 hectares. Elle pourrait être disponible à la commercialisation courant 2021.
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Pour débusquer de nouveaux gisements fonciers et atteindre son objectif chiffré, SEM a confié à l'agence d'urbanisme de la région stéphanoise (Epures) une étude cofinancée avec l'Etablissement public foncier EPORA de l'Ouest et la Caisse des Dépôts. L'agence a pour mission d'identifier des espaces supérieurs à deux hectares. En zone urbaine, elle doit s'attaquer aux espaces de plus d'un hectare en non bâti et 2.500 m² en bâti.
En parallèle de ce travail qui doit conduire à une extension de l'offre, chacune des 98 zones économiques de la Métropole fera l'objet d'une étude précise afin d'évaluer les besoins d'amélioration (voiries, fonctionnalités, stationnement) et de restructuration pour dégager de nouvelles parcelles. "Une action qui sera ciblée dans un premier temps sur des sites prioritaires". L'enveloppe d'investissement n'est pas définie, mais elle sera "très importante", selon Gaël Perdriau. Elle sera fixée chaque année, en fonction des avancées des chantiers.
Stéphanie Gallo Triouleyre