Impulsée au plus haut de l'Etat et portée par le programme France 2030, la stratégie de réindustrialisation prend racine dans les territoires où les collectivités cherchent à décliner leurs propres outils. Comme en Auvergne-Rhône-Alpes où les métropoles de Lyon et de Saint-Etienne ont décidé d'unir leurs forces plutôt que de se concurrencer, afin d'encourager les entreprises industrielles à impact à s'implanter et se développer sur leurs territoires.
Comment ? Grâce à la création, en 2021, d'un fonds d'investissement nommé fonds d'amorçage industriel métropolitain (FAIM) et doté d'une capacité de financement de 70 millions d'euros. Une somme financée à hauteur de 32 millions d'euros par les deux collectivités dont 17 millions d'euros par celle de Lyon.
Les 38 millions d'euros restant sont apportés par une douzaine de souscripteurs publics et privés : GRDF, Plastic Omnium, le groupe SEB, l'Auxiliaire, IFP Énergies nouvelles, Crédit Agricole Loire Haute Loire, Groupama Rhône-Alpes, Caisse d'Épargne Rhône-Alpes, la CCI de Lyon, Saint-Étienne et Roanne. Mais aussi l'Etat, à travers le programme France 2030 justement, opéré en partie par la Banque des Territoires.
D'ici à 2025, 20 à 25 sociétés industrielles doivent rejoindre son portefeuille, sans discrimination sectorielle, selon l'objectif initialement fixé. Et avec la répartition suivante : deux tiers en amorçage et un tiers en capital-risque.