Les années se suivent et les investissements augmentent. Tel est le mantra qui pourrait porter l’activité de Bpifrance dont les résultats de l’année 2023, en Auvergne-Rhône-Alpes, sont globalement à la hausse. La banque publique, bras armé de l’Etat pour soutenir le développement du tissu économique et industriel de l’Hexagone, a renforcé ses financements et son accompagnement vers l’innovation et l’industrie. Avec un regard de plus en plus soutenu sur les enjeux de transition énergétique.Avant d'entamer une présentation des chiffres, Yvan Demars, le directeur du réseau Auvergne-Rhône-Alpes chez Bpifrance, a tenu à rappeler les prérogatives tentaculaires de l'institution financière : un accompagnement financier et stratégique de la création d'entreprise à son internationalisation en passant par le cap de l'industrialisation. Ce, avec un réseau particulièrement densifié dans la région qui compte des antennes à Lyon, Grenoble, Annecy, Saint-Etienne, Valence, Clermont-Ferrand et Bourg-en-Bresse. Et pour cause, il s'agit de la première région industrielle de France qui dispose, en sus, d'un réseau extrêmement fertile pour l'innovation porté par des laboratoires de recherche comme le CEA.
Industrie lourde, chimie, micro-électronique, biotech, greentech... La région dispose d'un tissu d'entreprises hétérogènes, de par leur taille et leur secteur d'activité dont certains sont particulièrement stratégiques. De quoi occuper Bpifrance et nécessiter un soutien toujours plus important.
Cette année 12.280 sociétés ont été soutenues à hauteur de 6,4 milliards d'euros répartis comme suit : 2,3 milliards d'euros fléchés vers l'innovation, 816 millions d'euros en garantie, 1,4 milliard d'euros de financement et 1,8 milliard d'euros de financement à court terme.
Soit une augmentation de plus de 25% par rapport à 2022 qui affichait 5,1 milliards d'euros de soutiens, pour un nombre d'entreprises accompagnées relativement proches ( +2%). Agissant toujours en « co-financement », les aides et prêts de Bpifrance ont pour but d'avoir un effet levier. Qui, cette année, s'est traduit par un total investi vers les entreprises régionales de 15,4 milliards d'euros, investissements de la banque publique compris.
France 2030, financeur majoritaire de l'innovation
« L'innovation est sans doute le cas de figure le plus difficile à financer pour les banques traditionnelles, car ces startups représentent un vrai risque mais aussi un vrai potentiel. Le financement de l'innovation concerne également les entreprises industrielles qui pivotent », introduit Yvan Demars.