Comment préserver la fertilité des sols, tout en répondant aux besoins de logements ? Quelle sera la traduction future du développement économique et industriel de la région lyonnaise, d'ici à 2040 ? Tels sont les enjeux soulevés par la commission générale du conseil syndical Sepal, réunie ce lundi dans la salle du conseil de la Métropole de Lyon. Avec les communautés de communes de l'Est Lyonnais et du Pays de l'Ozon, le Grand Lyon élabore en ce moment les grandes lignes de son futur Schéma de cohérence territoriale (SCoT), qu'elle entend mettre au vote fin 2025, pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2026. Soit quelques mois avant les prochaines élections municipales et métropolitaines.
Car ce schéma, dont l'actuel a été voté en 2010 pour une durée initiale de vingt ans, voit aujourd'hui son calendrier rétrécir. Prévu pour courir jusqu'en 2030, le SCoT actuel serait finalement voté quatre ans auparavant, fin 2025. La traduction des objectifs de la loi Climat et résilience (2021), qui met en œuvre la Zéro artificialisation nette des sols (avec un objectif de -57 % de surfaces artificialisées en Auvergne-Rhône-Alpes par rapport à la décennie 2010-2020), et le réajustement démographique sont les raisons évoquées par la majorité EELV de la Métropole de Lyon pour justifier ce nouveau calendrier. À noter que « les ScoT doivent être mis en compatibilité (avec la ZAN) avant le 22 février 2027 », indiquait la Préfète de région Fabienne Buccio le 13 novembre 2023, dans une lettre adressée aux maires.