L'Insee vient de dévoiler son dernier recensement des populations de références pour la période 2016-2022. Alors que la croissance démographique faiblit à Lyon, Toulouse attire de nombreux arrivants.Le « top 3 » des plus grandes villes françaises - Paris, Marseille, Lyon - pourrait-il tomber ? La publication du dernier recensement des populations de références par l'Insee, pour la période 2016-2022, laisse penser que les cartes devraient être prochainement rebattues. Si la ville de Paris perd des habitants (2,165 millions en tout) et que Marseille voit sa croissance démographique ralentir (873.076 habitants), celle de Lyon bat encore plus de l'aile, avec un gain de population de seulement 0,2% en moyenne par an ces six dernières années, pour un total de 520.774 habitants.
Conséquence directe : la troisième ville de France est désormais talonnée par Toulouse, placée au quatrième rang avec seulement 9.000 habitants d'écart, soit 511.684 habitants au total. La Capitale des Gaules n'a gagné au global que 5.200 habitants en six ans, souligne l'Institut d'études statistiques, contre 36.000 pour Toulouse... Un changement historique à la troisième marche du podium qui est, peut-être, d'ores et déjà une réalité, si Toulouse a continué sa progression au rythme de 6.000 nouveaux habitants par an entre 2022 et fin 2024.
À Lyon, des départs en trombe
La situation lyonnaise était attendue. La troisième ville française a vu s'intensifier la vague des départs ces dernières années. Un coup de frein « qui s'explique par le ralentissement du solde migratoire », remarque Johanne Aude, cheffe de projets de l'action régionale de l'Insee en Auvergne-Rhône-Alpes. Autrement dit, « il y a désormais plus de départs que d'arrivées » dans la cité lyonnaise.
La ville de Lyon enregistre un solde migratoire de -0,6%, alors qu'il était stable (+0,1%) sur la période précédente, de 2011 à 2016.
Emma Rodot (Lyon) et Florine Galéron (Toulouse)