[Sensations fortes 2/4 iFLY Lyon, en mode chute libre
Jean-Philippe Laurent
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Depuis son ouverture le 15 juin 2016 à proximité de l'aéroport de Bron, la soufflerie verticale iFly Lyon permet à tous de s'essayer à la chute libre dans un environnement à la fois ludique et sécurisé. Moyen de substitution au classique saut en parachute en avion, iFly dispose d'un tunnel de verre vertical aux dimensions généreuses - 4,30 mètres de diamètre et 17 mètres de haut - alimenté par l'équivalent de quatre turbines d'avions. De quoi simuler des vitesses de chute comprises entre 150 et 270 km/h.
Le bilan de la première année d'exploitation de l'établissement est bon. 70 000 clients ont profité des sensations offertes par iFly, entraînant un chiffre d'affaires supérieur à quatre millions d'euros. Les trois codirigeants de l'entreprise lyonnaise, Philippe Decot (président), Olivier Colomb (directeur général) et Eric Digonnet (en charge développement et communication) projettent une augmentation de la fréquentation pour atteindre 100 000 clients par an dès 2019, une moyenne qui devrait permettre de dégager un chiffre d'affaires annuel supérieur à cinq millions d'euros.
Parmi les membres du trio qui pilote iFly Lyon, aucun parachutiste. Philippe Decot est directeur administratif et financier de diverses PME, Olivier Colomb, promoteur immobilier. Eric Digonnet a récemment cédé son agence de publicité.
Conquis par le potentiel de l'offre iFly qu'ils ont découvert en Angleterre, ils ont réuni un budget de 9,5 millions d'euros pour lancer leur propre soufflerie. Elle exploite la technologie de l'Américain iFly, leader mondial du secteur avec 56 centres de chute libre indoor en exploitation dans le monde et une vingtaine en construction.
"iFly est une marque créée en 1998 par un avocat Texan, Alan Metni, qui a breveté une technologie permettant d'impulser un air parfaitement linéaire dans la chambre de vol de la soufflerie. L'achat de cette technologie représente 45% de notre budget initial. Les 55% restants ont été alloués à la construction de notre bâtiment de plus de 1000 m2 et au fond de roulement nécessaire au lancement de l'activité", explique Eric Gonnet.
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