Culture : l'art délicat de la gestion
Marie Lyan
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Gérer et prévoir malgré des ressources publiques en diminution. Diversifier son modèle économique avec l'essor des ressources privées. Mais aussi améliorer les méthodes de gestion financière et RH. En l'espace de quelques années - et davantage à l'avenir -, les acteurs du monde culturel ont dû faire face au changement de paradigme dans lequel leur secteur est engagé face aux baisses générales des dotations et aux modifications de comportement des spectateurs, entre autres. Une situation qui conduit à son lot d'incertitudes et demande une adaptation rapide, mais non sans difficulté pour certaines (petites) structures, comme l'a pointé, dans l'une de ses synthèses, la chambre régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes qui a passé au peigne fin les comptes d'une dizaine de structures régionales culturelles (festivals, maisons de la culture et théâtres), sur la période 2008-2014.
Les ressources publiques, qui représentent la principale source de financement de la culture, constituent une opportunité, mais aussi un handicap pour ces établissements. « S'il existait auparavant une forme de bienveillance au sujet des subventions, elle n'est plus, dans un contexte de contraintes budgétaires, avec une baisse des dotations de l'État de 11 milliards d'euros à destination des collectivités locales », remarque Michel Albouy, professeur de finance à Grenoble École de Management.
Marie Lyan