Portrait de réfugié : Ziad, pourfendeur du népotisme
Maxime Hanssen
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Et si le regard d'un réfugié pouvait mettre en lumière les dysfonctionnements du marché du travail local ? À l'écoute de Ziad, de son expérience et de son débit de parole, la question mérite d'être posée.
À 32 ans, ce diplômé syrien en ingénierie pétrochimique et en sciences de gestion, ancien responsable d'exploitation de site en Irak et Syrie, s'est confronté à la recherche d'emplois en France. Et son constat est sans appel : sans réseau, difficile de trouver un travail.
Pour cet homme longiligne, au regard marron vif et toujours souriant, le marché de l'emploi français manque de confiance. « Il y a trop de cases dans lesquelles mettre des gens, et pas assez de flexibilité », assure celui qui dit soutenir la réforme du code du travail. Ziad affirme être prêt à découvrir un nouveau domaine, à repartir de « tout en bas de l'échelle, de zéro ». « Mais je dois avoir une perspective d'évolution afin que je puisse rêver d'un futur », explique Ziad, qui termine un CDD de six mois chez Carglass.
Maxime Hanssen