Pourquoi le musée d'Art contemporain de Lyon change de mode de gouvernance
Stéphanie Borg

Musée d'Art Contemporain de Lyon
Blaise Adilon
Stéphanie Borg

Musée d'Art Contemporain de Lyon
Blaise Adilon
Exit une organisation descendante, place à une direction "collaborative", complémentaire, voire évolutive.
Isabelle Bertolotti, actuelle responsable des expositions du Mac, prend la direction du musée lyonnais dédié à la création contemporaine et celle de la Biennale éponyme.
Isabelle Bertolotti, directrice du Mac Lyon (crédit : Xinyi HU, Paris)
Elle sera accompagnée par l'historien d'art et commissaire indépendant Matthieu Lelièvre qui assure pour le musée "une mission de conseiller artistique". Il sera plus spécifiquement chargé de travailler sur les liens avec la jeune création et les réseaux internationaux.
Mathieu Lelièvre, conseiller artistique pour la jeune création au MAC Lyon
Au gré des besoins, par exemple selon le type d'expositions, la directrice pourra faire appel à d'autres collaborations extérieures.
Cette nouvelle forme de gouvernance, inédite pour un musée lyonnais, s'inscrit dans le cadre du rapprochement entre le Mac et le MBA, impulsé par le nouveau pôle des musées d'art de la Ville de Lyon. Initié au printemps 2018, et dirigé par Sylvie Ramond, la directrice du MBA, il a pour vocation de faire émerger les collections des deux musées - la première collection d'art de France, hors Paris — sur la scène internationale.
Encore en construction, ce pôle s'appuie sur des modèles initiés par d'autres grands musées européens, à l'image du Tate à Londres (regroupement de quatre musées). Il est avant tout "une collaboration culturelle entre les deux entités", qui proposeront des projets transversaux innovants, puiseront dans les collections permanentes de chacun "assez peu mis en valeur" et disposeront des "moyens nécessaires" (sans préciser lesquels) pour répondre à leurs ambitions internationales.
Néanmoins, pour exister à l'international, les deux entités devraient logiquement communiquer sous une marque commune.
S'affirmer sous une bannière commune devrait également permettre aux deux musées lyonnais d'avoir accès à "d'autres collections et de mieux négocier des prêts et des partenariats".
En attendant, une première exposition "commune" de cette nouvelle entité devrait être présentée au public lyonnais au début de l'année 2019. Avant la mise en place plus approfondie de ces expérimentations d'ici 2020.
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Stéphanie Borg