Thierry Mandon, le goût de la reconversion
Stéphanie Gallo
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Thierry Mandon portrait
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À ceux qui conjectureraient sur les ambitions de Thierry Mandon à Saint-Étienne, à ceux qui le verraient bien dans le fauteuil de maire de la deuxième ville d'Auvergne-Rhône-Alpes, à ceux qui redouteraient l'ombre qu'il pourrait faire à Gaël Perdriau, l'édile actuel, la réponse est cinglante : "La politique, c'est terminé, définitivement terminé ! Aucun doute là-dessus. J'ai été maire, député, secrétaire d'État. Quel serait le challenge aujourd'hui ? Premier ministre ? Président de la République ? Hors de question, je n'ai absolument aucune envie de me jeter de nouveau là-dedans."
Il a d'ailleurs déjà fait une croix sur le sujet plusieurs mois avant de débarquer à la direction de la Cité du design de Saint-Étienne. En acceptant courant 2017 le poste de directeur de publication d'Ebdo, le bien-nommé hebdomadaire lancé par son ami Laurent Beccaria, il avait amorcé une véritable reconversion et annonçait déjà à ce moment tourner la page de sa vie politique.
Ironiquement, c'est justement une histoire politique, la fameuse enquête sur Nicolas Hulot, qui plombera définitivement les comptes de ce nouveau titre de presse et le mènera rapidement vers la liquidation.
Et de reconnaître : "Cet épisode est un échec, je ne peux pas dire le contraire, mais je ne regrette rien. On apprend dans toute expérience."
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Il n'a évidemment pas coupé tous les ponts avec la politique. L'homme discute fréquemment avec Olivier Faure, Bernard Cazeneuve ou encore Matthias Fekl mais "sur un mode réflexif, pas sur un registre opérationnel", précise-t-il.
Stéphanie Gallo