Comment le Médipole Lyon-Villeurbanne réinvente l'offre hospitalière
Stéphanie Borg
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Dès son ouverture, ce mercredi 2 janvier après-midi, le premier bébé du Médipôle Lyon-Villeurbanne a pointé le bout de son nez tandis que le premier patient inaugurait le plateau technique. Ce jeudi matin, le service des urgences entrait dans la danse. Suivront, tout au long du mois de janvier 2019, l'ouverture du service SOS Main, de dialyse, de médecine et enfin de l'hôpital de jour. Au total
Cette ouverture progressive se joue au rythme régulier du transfert des activités d'une partie du groupe Capio dans la région (Clinique du Tonkin, Clinique du Grand Large) et de celles du groupe mutualiste lyonnais Resamut (Clinique Mutualiste de Lyon, Clinique de l'Union, SSR Les Ormes, SSR Pédiatrique de la Fougeraie, SSR Centre Bayard).
Ensemble, les deux opérateurs disposent, sur un site de 5 hectares, de 740 lits, 1 500 collaborateurs, 250 praticiens qui interviennent dans quasiment toutes les disciplines (urgences, médecine, chirurgie, dialyse, maternité, pédiatrie, soins de suite et réadaptation, imageries et analyses médicales). Et devraient assurer la prise en charge de 2 800 naissances, 40 000 urgences, 40 000 séances de dialyse, 28 500 séjours d'hospitalisation complète et 250 000 consultations par an.
Lancé en 2012, à l'orée d'un appel à projets de l'Agence Régionale de Santé (ARS) visant à moderniser l'offre hospitalière, ce projet de rapprochement (investissement global : 200 millions d'euros) entre le groupe d'origine suédoise, récemment racheté par Ramsay Générale de Santé, premier groupe privé paneuropéen d'hospitalisation (36 000 salariés, 8 600 praticiens dans le monde) et l'Union mutualiste Resamut, qui regroupe les établissements mutualistes sanitaires et médico-sociaux de la région lyonnaise (1300 salariés, 110 millions de chiffre d'affaires pour l'activité santé) reste inédit en France.
Si chacune des entités conserve son autonomie juridique et ses spécificités (médecins salariés pour le mutualiste, médecins libéraux pour l'hôpital privé, par exemple), une structure de coopération (de type GIE) a été créée pour gérer les activités communes, comme l'hôtellerie, la maintenance ou la pharmacie. "Ce sont des clés de répartition, comme dans une colocation", explique Nicolas Carrié, directeur général Capio Médipôle Hôpital Privé.
Stéphanie Borg