Lyon : L'Etat va sceller l'avenir de sa cité administrative
Françoise Sigot
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Françoise Sigot
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
A horizon 2025, peut être même avant rencontrer l'administration fiscale dans l'un des bureaux au charme désuet des années 70 de la cité administrative d'Etat à Lyon ne sera plus qu'un vieux souvenir. Selon nos informations, l'Etat va en effet lancer dans les prochaines semaines l'appel à projets permettant de sceller l'avenir de ce vaste enchevêtrement de bâtiments. Pas moins de 70 000 m² composés de 7 immeubles dont certains classés "immeuble de grande hauteur". Plus totalement aux normes des bâtiments accueillant du public, vieillissant et très gourmand en énergie, cet ensemble va très certainement disparaître d'ici une bonne dizaine d'années.
Cet appel à projets permettra en effet à l'Etat de choisir entre deux solutions : démolir et reconstruire, ou bien vendre et s'installer sur un autre site. Une certitude toutefois, les services de la préfecture qui seront à la manœuvre de cette opération ont d'ores et déjà fait savoir que la cité administrative resterait dans le quartier de la Part Dieu. La première option obligerait un phasage du projet en plusieurs tranches, puisque les travaux se dérouleraient sur site occupé. La seconde serait certainement plus confortable pour les agents de l'Etat, mais trouver une surface similaire au cœur de la Part Dieu n'est pas si aisé qu'il n'y parait.
Certes, des opérations comme le Two Lyon construit par Vinci d'ici 2022 à la verticale de la gare, ou le M+M, projet situé dans le prolongement du siège de la Métropole sur la rue Garibaldi porté par le promoteur local DCB International pourraient être à peu près dans le timing de l'Etat, mais ce dernier aura-t-il les moyens de s'offrir un immeuble de grande hauteur au cœur de la Part Dieu ?
En attendant, cette opération marque une nouvelle étape pour le quartier dans son ensemble. "Cela va permettre de réfléchir à la Part Dieu après 2022", confirme un proche du dossier. Quel que soit le scénario retenu par l'Etat, la Métropole devrait profiter de cette opération pour reconfigurer ce vaste espace situé entre le centre commercial et la rue Garibaldi.
Françoise Sigot
Budget de l'aéroport de Saint-Étienne : les opposants enfoncent le clou et saisissent la justice
Transport de marchandises : le service de ferroutage entre la France et l'Italie vacille
Congé parentalité : à Grenoble, la bataille juridique mènera jusqu'au Conseil d'Etat
TPE-PME : les experts-comptables évoquent le spectre d'une récession en Auvergne-Rhône-Alpes