Aménagement : La Serl obligée de diversifier son offre pour répondre au marché
Françoise Sigot
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En regardant dans le rétroviseur, Jean Luc Da Passano, président de la Société d'équipement et d'aménagement du Rhône et de Lyon (Serl) résume l'action qui a guidé cette société d'économie mixte en une phrase : "la principale qualité de la SERL est sa capacité à s'adapter en permanence", estime-t-il.
Cette évolution indispensable pour rester en phase avec les besoins des donneurs d'ordres, se fait sans briser les équilibres, ni renier sa vocation première qui reste l'aménagement.
"L'aménagement représente environ 60 % de notre activité et la construction presque la totalité du solde. En effet aujourd'hui, les filiales que nous avons lancées pour apporter du service participent de façon marginale à notre produit", détaille Vincent Malfère, directeur général du groupe Serl.
Pour autant, ces filiales devraient d'ici quelques années concourir à hauteur de 10 % au chiffre d'affaires du groupe qui s'est établi à 9,6 millions d'euros l'an dernier.
Constituées au fil du temps sur cette dernière décennie, les filiales de service du groupe Serl déploient leur activité sur le portage d'opérations, l'énergie, la sécurité et les services apportés aux bailleurs en matière de gestion technique, maintenance et entretien.
Ainsi, ces services ont jusque-là essentiellement concerné des opérations sur lesquelles la Serl était aménageur ou constructeur. "Nous pouvons par exemple gérer des espaces commerciaux au sein de zones de renouvellement urbain où le retour sur investissement reste trop faible pour les grands opérateurs, alors que nous nous avons la capacité à porter ces espaces sur un temps long", détaille Vincent Malfère.
Françoise Sigot