Locaux d'activités : pénurie dans l'agglomération lyonnaise
Françoise Sigot
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Lyon, jadis bastion industriel, faudra-t-il prochainement gommer l'adverbe de cette phrase souvent prononcée ? A regarder les performances réalisées en matière de location et vente des locaux d'activité, la question mérite d'être posée. "Nous avons enregistré une hausse de 36 % de la demande placée en 2017", explique Emmanuel Mazille pour la FNAIM Entreprises du Rhône.
Parmi ces transactions, on note une part importante de demandes de la part d'entreprises extérieures à l'agglomération. "C'est un bon signe pour l'économie", assure la FNAIM Entreprises. Pour autant, l'embellie qui semble durable, profite plus aux communes des franges extérieures de l'agglomération qu'à la ville centre.
Ainsi, la demande placée s'est concentrée en 2017, comme ces dernières années, sur l'est de Lyon spécialement où l'on enregistre 45 % des transactions, mais aussi dans le Val de Saône et l'ouest Lyonnais.
D'aucuns aimeraient même voir l'activité revenir en cœur de ville. "Certaines entreprises de services ont besoin d'avoir des espaces de stockage et d'activité en ville", fait notamment valoir le représentant de la FNAIM Entreprises. Le retour des usines et des entrepôts en ville ne semble toutefois pas d'actualité, mais cette tendance est de nature à confirmer le besoin d'espaces pas exclusivement tertiaires à proximité des zones d'habitat.
Au-delà des locaux d'activités, l'immobilier tertiaire signe une année 2017 dans la moyenne. La demande placée en logistique se maintient, mais l'agglomération Lyonnaise habituée à concentrer entre 10 et 12 % des transactions logistiques nationales ne signe qu'un 9 % cette année.
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Françoise Sigot