Lyon : le prix du mètre carré franchit les 4000 euros
Françoise Sigot

Métropole de Lyon
Laurent Cerino / ADE
Françoise Sigot

Métropole de Lyon
Laurent Cerino / ADE
Et un record de plus. Encore une fois, il ne profite pas aux acheteurs potentiels d'un appartement à Lyon, un territoire où les prix n'en finissent pas de grimper. En dix ans, ils ont progressé de 40%. Désormais, seules Paris et Bordeaux affichent des prix supérieurs à ceux de Lyon. D'ailleurs, mis à part à Ajaccio, les prix de l'immobilier sont en hausse dans toutes les grandes villes françaises.
Si l'an dernier à pareille époque, Alexandre Schmidt, président de la Fnaim du Rhône pronostiquait un marché 2018 plus stable, cette année, le discours change.
A Lyon, le président de la FNAIM craint que le nouveau Plan local de l'urbanisme et de l'habitat, qui doit être voté dans quelques semaines par l'exécutif de la métropole de Lyon, ne soit pas de nature à inverser la tendance.
Il faut donc s'attendre à de nouvelles progressions des prix sur cette année. D'autant que les taux de crédit devraient rester à un niveau relativement bas.
Derrière ce chiffre global, le marché lyonnais cache de fortes disparités.
Attirés par les transports en commun, les acquéreurs semblent en revanche bouder les extérieurs de Lyon. Sur le département du Rhône, la hausse des prix est plus contenue, à 5,1 % pour les appartements et à 1,9 % pour les maisons.
Contrairement aux ventes, les loyers sont plus stables. En un an, le loyer médian est passé de 13,4 à 13,5 euros pour un mètre carré. En périphérie, il s'est stabilisé à 11 euros du mètre.
Le marché est toutefois tendu et les délais de relocation orientés à la baisse - sauf pour les biens mal entretenus qui ne trouvent pas preneur, même dans ce contexte. Les stocks sont bas, ce qui fait craindre, comme pour les ventes, une pénurie. Autant d'indicateurs qui, sur les ventes comme sur les locations, ne plaident pas en faveur de ceux qui cherchent à se loger.
Françoise Sigot