Immobilier : "On jette l'opprobre sur les syndics avec des conséquences dangereuses pour notre profession" (Patrick Lozano, Unis Lyon Rhône)
Françoise Sigot
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Ils sont nombreux. D'abord les incohérences entre le discours du Premier ministre et la réalité. Il nous dit qu'il souhaite accroître les mises en concurrence. Mais elles sont possibles depuis 1965 et cette possibilité a été renforcée par la loi Alur qui a demandé aux conseils syndicaux de mettre les syndics de copropriété en concurrence. Cette mesure a été annulée un an après par Emmanuel Macron. C'est à ne plus rien y comprendre...
D'autant que la mise en concurrence, nous la vivons tous les jours. Elle est indispensable car comme dans toutes les professions, nous avons des bons et des moins bons et il est bien normal que les copropriétaires puissent mettre les syndics en concurrence et en changer s'il ne donne pas satisfaction.
Le Premier ministre nous dit aussi que le contrat de syndic n'est pas lisible. Mais ces contrats nous ont été imposés en 2014 à la ligne près, alors que les associations de consommateurs et les syndics avaient prévenu que ces contrats n'étaient pas adaptés.
Pas du tout. Il y a aujourd'hui une consultation en cours avec Matignon sur la réforme de la copropriété. L'Etat, les professionnels et les copropriétaires peuvent s'exprimer, laissons ces discussions aller jusqu'au bout pour trouver un point de rencontre et améliorer les choses en tenant compte des attentes de chacun.
Au lieu d'adopter cette position, on ressasse sans cesse des choses qui n'ont pas lieu d'être et on jette l'opprobre sur les syndics avec des conséquences dangereuses pour notre profession.
Nous ne parvenons plus à recruter. Le métier de syndic a une image désastreuse auprès des jeunes. Aucun ne veut embrasser un métier qui demande une disponibilité croissante, notamment pour animer des réunions de copropriétés qui se terminent très tard le soir et assumer de plus en plus de tâches administratives.
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