Musée des Tissus de Lyon : la CCI tirait déjà la sonnette d'alarme en 2005
Marie-Annick Depagneux
Marie-Annick Depagneux
| Article mis à jour à 14 h 30 |
Le calendrier s'accélère autour du musée des Tissus et des Arts décoratifs que la CCI Métropole Lyon n'a plus les moyens de gérer*. Michel Delpuech, le préfet d'Auvergne Rhône-Alpes a pris la main pour mettre autour de la table l'ensemble des partenaires invités à apporter leur écot.
Après une première réunion le 22 janvier, le prochain rendez-vous est fixé au 15 février à la Drac (Direction des affaires culturelles) et deux autres sont programmés les 8 et 29 mars. Dans le même temps, les positions des uns et des autres s'assouplissent.
Laurent Wauquiez, président LR de la Région, a été le premier à se déclarer prêt à donner de l'argent à condition que la Métropole en fasse de même. De son côté Gérard Collomb, jusque-là catégoriquement opposé à une telle éventualité, s'est dit publiquement ouvert à étudier la question. C'était le 1er février dernier, en réponse à une interpellation de François-Noël Buffet, sénateur maire LR d'Oullins. Quant au Louvre, il sera présent le 15 février :
Chef de file des négociations en cours parce qu'il s'agit d'un Musée de France, l'État n'entend pas prendre, toutefois, la tutelle financière du musée lyonnais :
Le relais de la CCI doit être pris par un établissement public ou un GIP associant les partenaires locaux que le représentant de l'État exhorte à "montrer leur appétence pour le sujet". Les industriels de la profession textile, représentée par Unitex (leur union syndicale) ont annoncé leur volonté de soutenir ce "joyau" en créant une fondation abritée, mais, à ce stade, aucun nom de contributeur n'est dévoilé.
L'ambition est de collecter un million d'euros sous réserve que les pouvoirs publics et les collectivités mettent la main à la poche. D'aucuns espèrent que la fondation du Louvre en fera de même.
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Pour sa part, Emmanuel Imberton, président de CCI Métropole a toujours l'impression qu'on se fiche de lui.
Personne n'ose imaginer que la CCI tire le tapis ce jour-là en mettant les 20 salariés à la rue. Quant à la pétition lancée à l'initiative de Daniel Fruman, elle approche les 100 000 signataires dans 120 pays.
L'organisme consulaire peut d'autant moins se laver les mains de ce dossier qu'une solution avait été trouvé il y a dix ans. Un groupe constitué à l'initiative de Jean-Marie Chanon, avocat, avait réussi à monter un projet de fondation, laquelle devait être hébergée à l'Institut de France qui avait donné son accord.
Il évoque la petite équipe rapidement constituée avec Alain Mérieux, Guy Malher, un ancien président de la CCI, Michel Descours, un antiquaire lyonnais. Et Danyel Blain, fondateur d'Avenir Finance, les orientera vers l'Institut de France où il avait logé sa propre fondation d'entreprise.
« Nous avons travaillé pendant deux ans et nous avions trouvé des sponsors, notamment des industriels du secteur », poursuit Jean-Marie Chanon. Ce dernier a présenté, personnellement et à deux reprises, le projet à l'assemblée générale de la CCI où les élus l'adopteront à l'unanimité fin 2006.
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Guy Mathiolon qui succèdera à Jean-Paul Mauduy à la tête de la chambre lyonnaise, en janvier 2007, confiera le dossier à Elisabeth Thion, vice-présidente. Et l'affaire en restera là « mais je n'ai jamais su pourquoi », dit l'avocat. Aura-t-il la réponse quand il rencontrera le 15 février prochain Emmanuel Imberton ?
*La CCI subventionne chaque année le musée à hauteur de 1,7 million d'euros
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