Lyon-Turin : les accès français officiellement à l'étude
Stéphanie Borg

Tunnel Lyon Turin
Jean-PIerre Clatot / AFP
Stéphanie Borg

Tunnel Lyon Turin
Jean-PIerre Clatot / AFP
2019 sera décidément une année décisive dans la réalisation de la nouvelle liaison Lyon-Turin.
Après la reprise des travaux de perforation du tunnel principal, le lancement des appels d'offres qui, faute d'avancée menaçaient de remettre en cause les financements européens, les études pour la réalisation des voies d'accès au tunnel principal sont désormais "inscrites au projet de loi d'orientation sur les mobilités" en cours d'examen par le Parlement. Ceci alors même que le rapport Duron, inspirateur de la loi, préconisait de s'intéresser à cette question après 2038.
Une décision prise par Elisabeth Borne, la ministre des Transports, qui demande à SNCF Réseau d'engager "un programme d'études visant à préciser les investissements nécessaires pour la réalisation des voies d'accès."
Ces études s'inscrivent toujours dans le cadre de la déclaration d'utilité publique du 23 août 2013.
D'un côté, SNCF Réseau est chargé de "préparer la réalisation des nouveaux itinéraires d'accès au tunnel international, en étudiant la programmation et le phasage dans le temps des différentes sections" et, en attendant cette décision, d'identifier "les investissements nécessaires et leur calendrier pour faire face aux augmentations des trafics de fret ferroviaire de la ligne Dijon-Modane".
Autrement dit, l'idée de moderniser la ligne n'est pas complètement abandonnée au profit d'un nouveau tracé. Les acteurs favorables au projet restent donc mobilisés comme le souligne, sur Twitter la députée LREM de la 10e circonscription de l'Isère, Marjolaine Meynier.
Par ailleurs, dans une lettre adressée à Pascal Mailhos, préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Elisabeth Borne demande la constitution "d'un comité de pilotage associant les collectivités concernées pour suivre la mise en œuvre de ce programme d'études". Une première réunion devrait avoir lieu avant l'été.
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En complément, la ministre décide la création "d'un observatoire permanent de la saturation ferroviaire sur les itinéraires d'accès actuels et le tunnel du Mont-Cenis. Il aura pour mission de mieux connaître les trafics ainsi que les capacités disponibles permises par les infrastructures actuelles et les règles d'exploitation".
Une décision qui devrait permettre d'obtenir un consensus sur les chiffres que chaque partie essaie de tirer à son avantage. Un premier point d'étape devrait être remis à l'été 2019.
Stéphanie Borg