Lyon : 40 millions d'économies pour la ville d'ici 2020
Jean-Baptiste Labeur

Incity
Laurent Cérino/Acteurs de l'économie
Jean-Baptiste Labeur

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Laurent Cérino/Acteurs de l'économie
La ville de Lyon va tailler dans certaines dépenses et augmenter ses recettes pour faire face à la baisse des dotations de l'État et poursuivre une politique d'investissements.
Le maire PS de Lyon, a dévoilé lundi son "plan marges de manœuvre" chiffré à 40,1 millions d'euros ( 25,1 millions de réductions de dépenses et 15 millions d'euros de recettes supplémentaires) qui s'étalera durant le mandat.
Depuis plusieurs semaines, trois groupes de travail ont recherché des pistes d'économies, de rationalisation et de rentrées supplémentaires. Au total, 172 mesures ont été identifiées par l'exécutif municipal. Parmi les nouvelles pistes envisagées durant le mandat, la fermeture de deux établissements pour personnes âgées. Il faudra s'habituer également au gel ou à la suppression de subventions ainsi qu'à des hausse de tarifs.
La programmation pluriannuelle d'investissement (PPI) de la ville est fixée pour le mandat à 605 millions d'euros. En majorité des actions sur la gestion du patrimoine municipal (222 millions), l'éducation (72 millions), l'espace public (65 millions) ou l'aménagement urbain (57,5 millions).
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Le "plan marges de manœuvre" ne sera toutefois pas suffisant. La municipalité, qui a acté une seule hausse d'impôt de 5 % sur le mandat, veut s'appuyer sur une progression de son autofinancement, et surtout de la dette : à hauteur de 100 millions d'ici 2020. A la fin du mandat, elle devrait donc atteindre les 540 millions d'euros.
Néanmoins certains projets annoncés durant la campagne municipale de 2014 vont bel et bien disparaitre. C'est le cas de la nouvelle Maison de la Danse à Confluence, chiffrée à 100 millions durant la campagne. Il faudra finalement se contenter d'un Atelier de la Danse, qui devrait s'implanter dans l'ancien Musée Guimet (6e arrondissement). Le réaménagement du centre d'échange de Perrache sera phasé au lieu d'être intégral.
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Quant à la rénovation des espaces publics comme, la place des Terreaux, la rue de République ou la rue Victor Hugo, la stratégie sera davantage "low cost". "On ne lancera plus de projets comme par le passé, nous allons faire de l'entretien davantage que du le somptuaire", conclut Gérard Collomb.
Actualisé le 16/06/15 à 11h31
Jean-Baptiste Labeur
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