Gérard Collomb met sur orbite Emmanuel Macron
Maxime Hanssen
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Les quelque 1 000 personnes réunies dans le grand salon de l'hôtel de ville de Lyon, et dans les salles adjacentes, ont-elles assisté au discours du ministre de l'Économie ou d'un futur candidat à la Présidentielle ? Invité par Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, Emmanuel Macron a livré un plaidoyer hautement politique devant les forces économiques du territoire. Grands comptes, startups, représentants institutionnels et élus ont pu assister à ce qui pourrait bien s'apparenter à un début de campagne électorale. Les thèmes de l'éducation, de la sécurité, de l'Europe et du renouveau démocratique ont été abordés, loin des prérogatives actuelles du locataire de Bercy.
Si le trublion du gouvernement a souvent joué avec la ligne rouge et réaffirmé à plusieurs reprises son indépendance, il a cette fois-ci été mis sur orbite par Gérard Collomb. L'édile a d'abord vanté les convergences économiques qui existent entre les deux hommes, notamment sur la nécessité d'alléger une réglementation toujours plus abondante, de la mise en réseau entre les acteurs, de la prise de risque, et de l'innovation. Il a surtout affirmé la nécessité d'une industrie forte face au "mirage d'une économie puissante sans industrie performante", alors que les deux responsables ont passé la matinée sur les sites pétrochimiques de l'agglomération, et notamment celui d'Arkema, "une usine emblématique des enjeux de notre économie", a rappelé le président de la Métropole. Une visite pendant laquelle 400 manifestants s'étaient donnés rendez-vous devant l'usine pour protester contre les derniers propos du ministre et contre la loi Travail.
Mais au-delà d'une sensibilité économique clairement affichée, et cela depuis quelques semaines, c'est bien l'animal politique que semble vouloir pousser un Gérard Collomb particulièrement laudateur :
Maxime Hanssen