Économie : le "modèle lyonnais" à l'épreuve du SDE 2016-2021
Maxime Hanssen
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Maxime Hanssen
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Plus qu'un document-cadre, c'est une profession de foi. Les 114 pages du projet final du Schéma de développement économique de la métropole de Lyon (2016-2021), qui sera soumis au vote des élus lundi 19 septembre, se veut une (ré)affirmation de la philosophie politique et économique défendue depuis 2002, et enclenchée en 2005, par le sénateur-maire et président de l'agglomération Gérard Collomb (PS).
Ce document, qu'Acteurs de l'économie - La Tribune a pu étudier en profondeur, sanctuarise la position social-démocrate, la philosophie saint-simonnienne et les principes schumpétériens prônés depuis deux décennies par l'édile lyonnais : sans résultats économiques, sans politiques attractives, sans priorité aux entreprises, il n'est pas possible de maintenir une politique sociale « ambitieuse ». « On préfère partager la richesse plutôt que la pénurie », lâche David Kimelfeld, 1er vice-président de la Métropole délégué à l'économie.
Ce schéma de développement économique (SDE) est, soulignent les instigateurs, le fruit d'un travail de concertation - plus de 30 réunions techniques - avec de nombreux partenaires extérieurs (chambres consulaires, Université de Lyon, acteurs économiques). Certains diront que la concertation en interne, notamment vers certaines vice-présidences concernées a, en revanche, été insuffisante.
Présenté d'abord comme une « contrainte » à assumer suite aux évolutions administratives et à la naissance de la Métropole en 2015, l'Agglomération affirme en avoir fait une « opportunité ». Opportunité, d'abord, pour évaluer l'impact des 10 dernières années de politique économique sur le territoire. Un travail réalisé par l'OPALE, et présenté fin juin, permettant de poser un « diagnostic objectif », qui soulignait les réussites, mais aussi les faiblesses économiques de l'agglomération. Cette introspection a permis d'établir un nouveau programme, et de fixer de nouveaux objectifs.
Maxime Hanssen
Budget de l'aéroport de Saint-Étienne : les opposants enfoncent le clou et saisissent la justice
Transport de marchandises : le service de ferroutage entre la France et l'Italie vacille
Congé parentalité : à Grenoble, la bataille juridique mènera jusqu'au Conseil d'Etat
TPE-PME : les experts-comptables évoquent le spectre d'une récession en Auvergne-Rhône-Alpes